Les scientifiques lyonnais s'emmerdent tellement qu'ils sont en train de mettre au point une future pandémie approximativement 20 fois plus intense que celle que l'on est en train de subir en ce moment - qui a tout de même déjà tué pas mal d'enfants et de Mexicains. Dans le but de mieux connaître la marde dans laquelle on serait si jamais tout se passait vraiment mal dans un futur proche, des virologistes de l'INSERM ont additionné le virus de la grippe H1N1 avec celui, bien plus dangereux, de la grippe aviaire H5N1.
En entrant à l'école de police au début des années 90, Stephan Harbot s'est intéressé à un détail qui faisait cruellement défaut aux forces de polices allemandes: l'étude des tueurs en série. Depuis ce temps, il a consacré sa vie à débusquer, rencontrer et comprendre les gens qui passent leur vie à éliminer d'autres gens. Il est aujourd'hui en possession de plus 250 000 petits morceaux de papier, de plus de 70 entrevues de tueur en série, il a parlé à des tonnes de victimes survivantes, il a rencontré des proches et des amantes des meurtriers, et il est allé dans toutes les salles d'audience possibles dans le but d'enregistrer sur cassette la moindre comparution d'un tueur en série allemand. Il a déjà écrit 16 livres et travaille actuellement en tant que conseiller pour une de ces émissions sordides du dimanche soir que l'on ne regarde que parce qu'on n'arrive pas à trouver le sommeil après avoir dormi toute la journée. Son dernier bouquin, Ich liebte eine Bestie-Die Fraun der Serienmörder, est entièrement consacré aux femmes et autres blondes des tueurs en série, et l'on voulait savoir l'effet que ça faisait de sortir avec un monstre.
Tel le phoenix qui renaît de ses cendres pour mieux s'envoler au-dessus du pitoyable genre humain, Fenriz est revenu à la vie de DJ pour nous refaire un tape avec ses morceaux préférés de metal d'avant. Comme pour le premier épisode, il a choisi de l'appeler Trapped Under Vice. Mais contrairement à la première version, cette sélection ne contient que des morceaux que personne ne connait, joués par des artistes que tout le monde a oubliés issus d'une époque où les hippies dominaient le monde et où plus aucun homme ne respectait la bête à pied de bouc - fin 1960 et 1970. Fenriz nous a expliqué pourquoi il avait choisi de nous faire découvrir cette période où l'on pensait que seul Black Sabbath se soumettait au culte du mal. Il l'explique en dessous.
La prison Abashiri est l'établissement correctionnel japonais le plus tristement célèbre de l'ère Meiji. Construit aux confins de l'extrémité orientale d'Hokkaido, ce taudis isolé accueillait les exilés politiques et les criminels dangereux, qui y purgeaient de longues peines ou encore des sentences d'une durée indéterminée. La température sibérienne y a causé autant de décès que les trucs croches qui s'y déroulaient. Puisque les Japonais n'aiment pas les choses sombres et tristes, ils l'ont démantelée, l'ont rebâtie sur une colline quelques kilomètres plus loin et l'ont transformée en genre de Disneyland carcéral rempli de mannequins animés. Après son déménagement, une nouvelle prison à haute sécurité a été construite à sa place et est encore en service aujourd'hui. Même si cette attraction touristique semble vraiment moins terrible que le vieux goulag Abashiri de jadis, c'est loin d'être aussi joyeux qu'une visite à La Ronde.
En ce moment, sans raison apparente (sans doute la joie typique d'être en été, même si c'est un été de merde), plein de messieurs qu'on adore nous font des tapes exclusives remplies de morceaux obscurs qui tuent. Là, c'est Fenriz qui, après nous avoir parlé de Sepultura il y a quelques semaines, s'est décidé à faire un mixtape pour notre blogue allié, A Fist In The Face of God. Dedans, il a mis presque exclusivement des morceaux early black métal inconnus, dont une bonne partie ne vient pas des grandes steppes enneigées du nord de l'Europe. Il y a même une incantation satanique chilienne, preuve que le culte de la bête à cornes a traversé toutes les frontières. Le batteur maléfique n'en est pas à son coup d'essai, puisqu'il a déjà révélé ses compétences en terme de DJing plus d'une fois (I got a Plastikman tatoo), dont la plupart sont répertoriées ici. Il y a joint un petit texte explicatif pour nous, âmes impies victimes de l'obscurantisme christiano-occidental.
Un Chinois fou de 66 ans, Lai Jiansheng, a poussé un homme qui allait se suicider du haut d'un pont. Non pas pour le tuer, mais pour le forcer à arrêter son «cinéma» et le faire atterrir sur l'espèce de trampoline de sécurité des pompiers. Apparemment, ça faisait cinq heures que ce cadre déprimé se donnait en spectacle et prétendait passer à l'acte d'une minute à l'autre. Ce que n'a pas supporté Lai, qui est à son tour monté sur le pont, a serré la main de Chen Fuchao, avant de lui infliger une violente poussée qui lui a fait perdre l'équilibre pour finalement le faire s'écraser sur le plastique mou comme une marde. Lai, longtemps en traitement thérapeutique, a expliqué son geste en qualifiant Fuchao de «gros égoïste qui ne cherchait qu'à attirer l'attention». C'est comme si un gars avait trop lu les Do's & Don'ts et se décidait à en écrire un, en le criant live au visage des gens. La vidéo de la bousculade est juste en dessous.
Le spécialiste en métal extrême de Vice UK entretient depuis quelques semaines une correspondance amicale quoiqu'étrange avec le maître de la noirceur musicale nordique, Fenriz, de Darkthrone. Ce type est plutôt sympathique pour un gars qui brûlait des églises il y a à peine 15 ans. Maintenant, il a l'air un peu gros, amusant, et répond à tous les courriels de fans qu'il reçoit. Au cours de leur échange, la conversation a fini par dévier sur un sujet qui touche tout métalleux digne de ce nom: Sepultura. Le batteur du plus grand groupe de black encore en activité a tenu à rétablir les faits à propos des Brésiliens en spandex. Verdict: pas si fifes que ça.
À la fin des années 70, à San Zhi, au nord de Taïwan, des édifices destinés à devenir de futurs HLM pour les ouvriers souhaitant quitter la ville limitrophe de Taipei ont été bâtis. Cependant, au début des 80, alors que les constructions semblaient être terminées, les propriétaires du site ont décidé d'arrêter le projet parce que plein de gens qui travaillaient là-dedans s'étaient tués en construisant le lieu. Depuis, les Taïwanais, jamais avares en superstitions, pensent que le site est hanté.
Le leader et unique membre de Burzum, plus grand groupe de black métal norvégien de tous les temps, est officiellement sorti de prison en fin de semaine. Pour les quelques esprits égarés obéissant aux lois malhonnêtes du monde chrétien, Varg a été emprisonné il y a 16 ans, alors qu'il avait 20 ans, pour avoir tué son ami/ennemi juré, Euronymous, du groupe Mayhem. Depuis ce jour marqué du sceau des ténèbres, le Comte Grishnackh était en prison et passait son temps à faire des morceaux ambiants moyenâgeux avec du matériel cheap et à raconter des niaiseries en entrevue à propos de Nietzsche et du fait que les êtres humains ne sont pas tous égaux.
Vous vous souvenez des années 70, quand les pornstars avaient de vrais seins, la chatte pas rasée et ressemblaient à de jeunes Californiennes pleines de santé plutôt qu'à des vieux travestis? Même si vous ne vous souvenez pas de Marilyn Chambers, il y a des chances que votre cerveau s'en souvienne, lui. Née Marilyn Ann Briggs en 1952 à Providence, Rhode Island, de parents tout ce qu'il y a de plus normaux, elle s'est d'abord envolée vers la Californie pour être mannequin et jouer dans des films «corrects». Son premier succès dans le mannequinat a été son apparition en jeune mère de famille dans Ivory Snow, ironiquement intitulé «le seul film à 99,4% pur», qu'elle a fait quelques années avant d'entamer sa carrière dans le X dans la formidable orgie Behind the Green Door (1972), le premier film de boules à être distribué dans tous les États-Unis. Malgré les personnages et l'intrigue complètement invraisemblables, le film contient sans doute le facial le plus mémorable de tous les temps, où du sperme halluciné vole au visage de Chambers pendant sept bonnes minutes. Proctor et Gamble l'ont vite laissé tomber quand ils ont été mis au courant, ce qui a fait encore plus de pub au film.
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