Comme vous le savez peut-être déjà, les Black Lips ont eu des petits problèmes récemment sur un autre continent. Pour ceux d'entre vous qui pensez à des passeports volés ou des scènes de sexe douteuses dans une prison indienne, bien désolé, mais ils sont en sécurité en Allemagne. Ils sont corrects, mais ils viennent quand même de vivre la version punk du film Midnight Run, si on remplace les agents de douanes turcs par des promoteurs indiens louches. Considérant le haut niveau de merde qui s'est abattu sur Richard Gere après qu'il ait embrassé une femme indienne sur la joue, on pense que c'est un miracle que le groupe se soit sorti de l'équivalent du Bible Belt de ce pays sans se faire reconduire dans une prison miteuse. Peut-être que c'est juste du bon karma. Cliquez plus bas pour avoir toute l'histoire.
Après, j'avoue, ça devient un peu flou. Il y a bien des images fortes qui me reviennent, mais la
chronologie reste à déterminer... United Steel Workers of Montreal qui font capoter la masse de monde paquetée dans le sous-sol du théâtre et qu'on retrouve à chanter des cantiques de Noël communiste au bord du feu...
Le lendemain est pas vraiment plus reposant. Au camp, on nous gave de bouffe de luxe et de bière. Les journalistes roucoulent, les bands versent une larme d'émotion, tout le monde est tellement comblé que ça devient gênant. Avant de sombrer dans les «tsé, je te l'ai jamais dis mais...», on se lance
pour le programme de la soirée.
Cher VICE, je
viens de passer quatre jours terriblement éprouvants et beaux à Rouyn-Noranda,
comme l'exigeait ma mission. Je me suis saoulé de nuits blanches et boréales et
de la nature sauvage et c'est avec une très solide gueule de bois que je suis
maintenant prêt à te faire mon rapport. Le Festival
de Musique Émergente, c'est le
nom que s'est donné ce déferlement de musique. Le concept est assez simple et
foutrement efficace: 5 jours par année, on transforme la petite ville minière
du bout de la route en camp de vacances pour jeunes adultes en perdition. On
les noie d'alcool et d'hospitalité, puis on assure la trame sonore avec les
meilleurs bands indie québécois. C'est un bordel grandiose.
Cinq mille adolescents habillés impeccablement se sont rassemblés vendredi au Victoria Park dans l'est de Londres pour le Festival des mineurs. La température était un peu de la marde et chaque scène, tente, toilette et bout de gazon était commandité par une marque qui tente désespérément d'atteindre le public des 14-18 ans. Mais ça n'a pas assombri l'enthousiasme général du festival qui en est seulement à sa deuxième année, mais qui est déjà devenu un incontournable de l'été (en tout cas pour les jeunes indie de classe moyenne). Un line-up bizarrement décent incluait des groupes principaux comme Dizzee Rascal et Gallows, ainsi que des nouveaux venus comme Those Dancing Days et Lo-Fi Culture Scene. On a donné des caméras à quelques jeunes et voici ce qu'ils nous ont ramené.
Depuis qu'on a fait le même exercice avec Holy Fuck l'année passée, ils sont partis conquérir encore plus de foules à travers le monde. Voici donc quelques photos que le bassiste Matt McQuaid a prises depuis la scène pendant les festivals durant lesquels ils ont joué cet été. En tous cas, si vous voulez avoir une chance de voir votre petit minois sur la photo, ils seront à Québec le 10 septembre prochain et à Montréal le 17 du même mois...
On a décidé de faire une couverture spéciale du show des Gruesomes en donnant la job à Luc Brien, le chanteur des Breastfeeders, de les interviewer. On trouvait ça l'fun, de un parce qu'il se tapait le travail pour nous et de deux parce que ce sont les Breast qui vont jouer avec les Tyrants du Teen Trash ce jeudi. On sait aussi que Luc est 100 000 fois plus au courant de ces petits détails genre «John, j'ai lu quelque part que tu aimais la scène hollandaise.» (C'est un vrai exemple même pas inventé, en plus.) On va donc publier leur
échange en trois volets, car disons qu'ils avaient beaucoup de choses à
se jaser. On a décidé de ne rien éditer et de laisser tout ça tel
quel, parce qu'on trouvait ça ben trop cute. Et si vous nous suivez, vous êtes en train de lire la 2e partie.
Yeah! Les mythiques Gruesomes se reforment pour ce qui semble être la dernière fois (après avoir fait de même en 2000 et en 2005), et joueront à Montréal ce jeudi au Café Campus. Ces quatre troglodytes montréalais ont régné sur le Canada comme seuls ambassadeurs du revival garage durant le milieu des années 80. Ils ont influencé un mouvement, mais surtout un shtick de coupe au bol qui semble ne jamais vouloir mourir. (On dit allô à Dom des Aversions.) On les aime tellement qu'on va même donner l'absolution aux membres du groupe qui se sont adonnés au ska dans le milieu des années 90.
Mardi prochain, le band d'environ trente personnes et plus qui sonne comme un band hommage à Neil Young, mais en mieux, va occuper le Zoobizarre. Et c'est GRATUIT! On célébre la sortie de l'édition spéciale de Universal Indians. Oh, pis le band dont on parle, c'est Dark Meat (aussi connu comme le Vomit Laser Family Band Galaxy), si jamais vous êtes perdus. Venez les voir. Ils sonnent comme ça:
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