Je suis une jeune fille de 20 ans en route vers une douce folie (selon les dires de mes proches), voire complètement folle (selon les dires des moins optimistes). J’ai beau m’en défendre et clamer que ce n’est qu’une apparence, un moteur qui me permet de survivre à cette noirceur environnante que les autres distillent autour de moi, on me jette toujours des regards apeurés ou compatissants qui ont l’air de dire: oh la pauvre conne… Et comme à tous les fous modérés de cette planète (ceux qui évitent de justesse l’internement), il m’arrive bien souvent des histoires pour le moins insensées, le genre de péripéties loufoques et impromptues dont la fréquence est si élevée que je finis par me demander si la folie précède l’existence ou si l’essence de ma folie est à ce point transversale qu’elle finit par gangréner tous les aspects de mon existence. Tous, à commencer par les rencontres hasardeuses de ma vie. Elles sont souvent insolites et déjantées. Assurément, la douce folie qui me caractérise attire la foliefurieuse des plus hallucinés de cette terre.
C'est juste pour vous montrer que les paroles d'antan sont vraies: Vous n'aimez pas réellement une chose jusqu'à ce que vous ayez fait de cette chose une énorme chose pour finalement faire l'amour à la chose de cette chose.
Uncle Dirty est un ancien bodybuilder de 86 ans qui passe ses journées
à écouter la télé, fabriquer des trains miniatures et faire de la porn
artisanale. Oh, et il coud aussi ses propres g-strings, qu'il bourre
d'objets divers pour aller parader sur la plage (jusqu'à ce que les policiers lui demandent de partir). Malgré ce comportement un peu dérangé,
Uncle Dirty est vraiment attachant, principalement à cause de son
dévouement à Matante Alga, sa femme de 91 ans handicapée mentale. Photos.
Le mois passé, cet article du Wall Street Journal nous a aidé à peauffiner nos prognostics pour le prochain Tiercé du pathétisme. Nos poulains Baby-boomers y avaient déjà gagné leur place haut-la-main, lorsque après plus de trois ou quatre décénnies d'insouciance, leur fantasme du "biker un jour, biker toujours" les avait poussé à se la raconter en roulant dans ces espèces d'énormes motos de tourisme. Oui, ce genre de "beucyk" ridicules avec de gros sièges en cuir synthétique, des coffres de voyage de la taille d'un frigo et des antennes cibi géantes. Pathétique.
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