Selon notre journaliste, les Sunday Sinners sont le meilleur band rock-garage-soul de Montréal. Au cours des 3 heures qu'ont duré l'entrevue dans leur local de pratique, ils ont discuté de 243 000 sujets différents et ont calé une grosse bouteille de gin. C'est pour ça que l'entrevue finit pas mal drôle. D'ailleurs, les Sunday Sinners ont enregistré une suite à leur premier EP, et ça serait pas pire si une étiquette de disque prenait ces 14 chansons-là et les diffusait partout pour que tout le monde puisse enfin se rendre compte de leur génie.
On se lève gaiment sur le campement mouillé de la veille. Humidité, tu me tra-ver-ses les os. Les dommages sont moins choquants que prévu, même les toilettes sont redevenues fréquentables. On va s’échouer à la plage. Même s'il fait froid, je retrouve l’envie de prendre des photos. Le site tout gris a pris ses airs de Coney Island, Pizza Mario a replié son auvent, le photomaton est resté allumé et les structures de métal géantes continuent de combattre la rouille grimpante. À quelle heure a fini le party, donc? Je sais pas trop, 9h? Midi? À l’entrée du site, le «Sleepless floor» fait office d’open house continuel, toujours possible, donc, de contempler les effets de la MDMA sur l’Allemagne 18-25.
Toujours pour notre fabuleuse série d'entrevues quasiment de fond avec des groupes qui se produiront au Wooly Weekend, on s'est assis à la terrasse de L'Esco avec Luc, le chanteur des Breastfeeders pour savoir un peu ce qu'ils faisaient de bon ces temps-ci. Dans le fond, c'est la même chose qu'à toutes les semaines, quand on va boire à L'Esco, sauf que cette fois-ci, on a amené une enregistreuse. En gros, on a posé trois questions à Luc et il nous a fait un feuillet complet sur le rock and roll. Bien aimable.
On ne peut pas vraiment se tromper avec un si grand nombre de punks réunis sur une même scène, surtout dans la chic Sala Rossa. Les Cintres (appellation lourde de sens pour un band de filles), qui ouvrent le bal, sont une joyeuse bande de punk qui ont décidé un moment donné d'acheter les instruments les plus cheap possible dans un pawn shop d'Atlanta et de former un groupe. Maudite bonne idée.
Au Divan Orange, rue Saint-Laurent, un dimanche soir. La foule est dense et allumée, le toupet se porte graissé et le cuir est de rigueur; c'est une orgie rockabilly qui se trame ici... Bloodshot Bill ouvre le bal. Deux grosses semaines avant le «scandale» (sic) de sa présence à la fête nationale du KKKébec, c'est avec son nouveau band que la bête se présente pour garrocher, en sueur et en forme, ses tounes sales à un public encore et toujours exalté. Bloodshot Bill, c'est indéniablement notre Link Wray, notre Charlie Feathers, et bon, même si on a un peu de peine pour lui de le voir barré aux States depuis une mésaventure récente, on est un peu secrètement contents de l'avoir juste pour nous autres.
En cette veille de la St-Valentin, les gars de Black Feelings (le nouveau meilleur band de Montréal) vont présenter leur dernière création: Ancient Spirit Overdrone. C’est quoi cette affaire-là ? Habituellement un trio, ils s'entourent pour ce spectacle-ci d'une quinzaine de musiciens pour interpréter rien de moins qu’une composition épique en trois mouvements. On comptera dans le lot des membres d’AIDS Wolf, Red Mass et Wax Attic pour ne nommer qu'eux. Attendez-vous à quelque chose de monstrueusement intense, de tellement loud et heavy que vous risquez d’atteindre l’orgasme, puis de vous évanouir pendant la performance.
Red Mass est un nouveau collectif psychédélique montréalais et il y a un gros paquet de raisons pour lesquelles vous devriez être un minimum curieux et mouillés à leur propos. Fondé par Roy Vucino (Choyce) de CPC Gangbangs, ils comptent dans leur formation orgiaque aléatoire à tendance improvisée Mark Sultan, une certaine Giselle Webber (ex-Hot Springs), des membres de Chocolat, Black Feelings, Demon’s Claws et vraiment, vraiment pas mal d'autres piliers de la scène garage mondiale. Ils garrochent très fort un post-punk psychédélique tendance magie noire qui reprend des éléments de noise, d'électro et de beat tribal (une tribu très sale, mettons).
Le compositeur et producteur français Jean-Pierre Massiera est un être insaisissable. Genre de mix improbable entre Jean-Jacques Perrey et Pierre Henry, mais contrairement aux susnommés, il semble ne jamais avoir eu de phase totalement nulle. Il s'est plutôt maintenu entre délire et inclassable. Sa carrière a commencé en 1968 avec la parution de Maledictus Sound, et ne s'est jamais arrêtée. Bref, l'étiquette Mucho Gusto ressort en vinyle et en CD deux compilations qui documentent les deux pôles de la carrière de Massiera, soit Discoïd et Freakoïd.
On fêtait notre 1er anniversaire mercredi dernier au Club Lambi dans le cadre de Pop Montréal. Évidemment, c'était malade, si vous nous croyez pas, ben regardez les photos. On remercie RVCA et tous les groupes qui ont joué. Amanita Bloom, Devil Eyes, ben on n'a pas vraiment de photos de vous autres, mais vous étiez beaux, juré. C'est que bon, notre photographe est parti sur la dérape pendant que vous jouiez. Mais il est anglo, alors il peut pas lire quand on parle dans son dos. Mais on voulait que vous soyez au courant.
Après, j'avoue, ça devient un peu flou. Il y a bien des images fortes qui me reviennent, mais la
chronologie reste à déterminer... United Steel Workers of Montreal qui font capoter la masse de monde paquetée dans le sous-sol du théâtre et qu'on retrouve à chanter des cantiques de Noël communiste au bord du feu...
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