La prochaine fois que vous récitez votre liste des stéréotypes sur les Russes, n’oubliez pas d’y ajouter «tortionnaire d’ours». Dernier exemple à ce jour: l’un des nombreux ours du show-business a sauté une coche et tué l’administrateur du cirque et lacéré un entraineur avant d’être abattu. Pourquoi? Parce qu’il n'en pouvait plus de faire du crisse de patinage artistique.
La
Russie est tellement étendue qu'on a l'impression que les pires choses
peuvent s'y produire sans que personne puisse y faire quoi que ce
soit. Et la plupart du temps, c'est le cas. Le documentaire atroce des junkies sous l'influence d'une drogue de substitution pétée
est là pour en témoigner. Même chose en ce qui concerne les lanceurs de
nains enflammés, les clochards adolescents prostitués et les pères de
famille policiers qui torturent leurs filles en ayant recours à des
fléchettes, des couteaux, du verre brisé et des épées. Sauf que dans le
dernier cas, on a retrouvé une vidéo qui en témoigne. Cliquez ci-dessous
pour la regarder.
Si
on avait organisé un concours Eurovision de la déchéance, il
ne fait aucun doute que la Russie aurait largement remporté
la palme. Le pire, c’est que la tendance ne date pas d’hier et que
des hommes respectés, comme Dostoïevski ou Gogol, avaient déjà tout raconté
de l’avilissement propre à leurs congénères bien avant l’invention de
YouTube. Alors, pendant assez longtemps, on a cru qu’on n'arriverait
jamais à surpasser les vidéos du gars saoul qui traverse l’autoroute et
se fait exploser la tête à pleine vitesse par une voiture ou celle du
pauvre hippie qui se brise la nuque en tentant un salto dans une fête
locale. Mais on vient de réussir.
«Alors qu'en Europe et aux États-Unis, la conjoncture économique est à la peine, la Russie devrait encore enregistrer un taux de croissance de l'ordre de 8 % cette année. Contrairement à ce qui est souvent avancé, ce dynamisme ne repose pas uniquement sur un "effet d'aubaine" lié aux prix des hydrocarbures, mais repose sur la vigueur de l'investissement et de la consommation. Il devrait donc se révéler durable à moyen terme, au-delà des secousses inévitables liées à la crise financière mondiale.»
Gori, la ville natale de Joseph Staline, n'est ni laide ni
triste. Gori, c'est plutôt une ville où règne une ambiance très étrange
et indescriptible. Pas grand monde dans les rues, et les quelques
personnes que j'y croise ne font rien, ils sont là, assis sur un banc à
manger leurs graines de tournesol, pas de boutiques, rien de coloré, on dirait une ville fantôme mexicaine.
On a rencontré un ex-membre des services secrets russes qui a fait tout le travail. Il nous a trouvé un guide qui parlait français et qui nous a ouvert tout spécialement la maison natale du dirigeant communiste et le musée construit à sa gloire.
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