J'imagine que Justice étaient pas mal tannés de leur promo pop bonbon et qu'ils voulaient sortir quelque chose de plus menaçant. Leur nouveau vidéoclip pour Stress nous amène dans une destructrice promenade dans la ville avec une gang de la banlieue parisienne, où on y voit ce que les gangs de banlieue font de mieux: cracher sur les étrangers, voler des automobiles, faire des graffitis, taponner des filles, voler des vieilles dames, battre des gens randoms, lancer des cocktails Molotov et détruire plein de choses de façon générale. D'ailleurs, je me demande pourquoi ils sont si fâchés, ces p'tit gars-là? C'est le climat socio-économique? Un grand cri existentialiste? On s'en fout. Ça a l'air le fun.
Sérieusement, on ne se rappelle même plus de quoi ça a l'air un show des Black Lips, parce qu'à chaque fois qu'ils viennent à Montréal, ça coïncide aussi avec des beuveries sans nom. En tournée constante depuis on ne sait plus trop combien d'années, y'a plein de vidéos compromettants de leurs frasques, ici. Ah oui, achetez vos billets là et constatez par vous-même que le "flower punk" n'est pas mort.
Le canal Lachine semble-t-il (on dit "semble-t-il", mais en fait, ce qu'on veut dire c'est wikipédia dit que" ) porterait ce nom parce que Le Sieur de Lasalle aurait voulu en faire un passage à l'ouest vers la Chine. Maintenant qu'on vous a informé de quelque chose aujourd'hui, on peut passer au substantiel de ce beau post : Y'a des pirates aux abords du canal Lachine. Sérieux. Et au lieu de voler votre ar'hent, ils veulent vous amener à la dépenser dans un bar miteux de St-Henri (le Black Jack, au 3800 Notre-Dame Ouest). Si vous vous trompez de porte avant d'aller au toilettes, vous allez peut-être vous ramasser dans le bar de danseuses Ô Caresses. Si vous restez dans le bar, vous allez avoir la chance d'écouter les meilleurs sets de DJs qu'il m'ait été donné d'entendre récemment. Juste pour vous donner une idée, leur playlist inclut The Zounds (The ZOUNDS CÂLISSE!), Nymphets, Rezillos, des groupes punks polonais, Flux Of Pink Indians, Pointed Sticks et autres ben bonnes affaires. Quand même, voir du monde danser sur du Jay Reatard (oui oui, on va en revenir bientôt de Jay Reatard... mais pas tout de suite) pendant que les piliers de taverne gueulent que c'est de la "musique du yâble cette affaire-là", c'est très plaisant.
Nick Flanagan, des Brutal Knights, sera le DJ invité cette semaine. Ça se passe demain et tous les prochains jeudis. Oui, c'est une plogue. Et ça nous fait plaisir. Arrr (ou whatever ce que disent les pirates, là).
Si Jay Reatard était né dans les années 1990, ses parents l’auraient
sûrement bourré de Ritalin pour soigner son trop plein d’énergie,
jusqu’à ce qu’il devienne l’un de ces enfants zombies dépersonnalisés.
Heureusement, il est né dans les années 1980, et ses parents s'en crissaient pas mal. Alors, il s’est auto-médicationné en faisant de la
musique. Depuis, il a fait partie d’une tonne de bons groupes garage
comme The Reatards, The Final Solutions, The Angry Angles, The Bad
Times, ou The Lost Sounds. On pensait que son nouveau penchant pour des
groupes intelligent (Blood Visions, son album solo,
ressemble à du Wire) l’avait assagi, mais son batteur à lunettes nous a
expliqué qu’il s’en était fait crisser une par Jay, une semaine
plus tôt. On l’a rencontré pour parler amour, Storm Troopers et sida
serbe.
Quand Teki Latex est débarqué à Montréal et qu’il a commencé à nous parler du « tectonique » on ne comprenait rien. Il nous disait que c’était ÉNÔÔÔÔRME en France. Quoi? Les plaques tectoniques, la dérive des continents, ce sont des sujets chers à TTC ? On n’avait pas vraiment senti cet élan de retour à la terre dans leur dernier opus, 3615 TTC. À moins que y’a une rime genre « Frotte ton cul par terre, allez vas-y, jusqu’à ce que l’Afrique se sépare de l’Asie. » Non? Me semblait aussi. Il semblerait plutôt que Teki parlait de ceci :
Bollywood est une mine d’or. Même si
la plupart sont des films d’amour genre « comédie musicale à grand
déploiement », des fois, tombe aussi sur des films d’amour genre « comédie
musicale à petit déploiement », et habituellement, c’est le bonheur. Magnifique
plan séquence de la même foule réutilisé à l’infini, acteurs qui ont toujours
l’air sans émotions ou sous l’emprise de la pire angoisse existentielle et pour
qui le mot le mot « finesse » semble ne pas avoir de portée. Excellent. Mais UN
film se démarque particulièrement pour la médiocrité du jeu, les scènes
d’émôôôôtion pénibles et surtout, SURTOUT, les pas de danse merveilleux : Disco
Dancer, c’est son nom.
La chanson thème va vous hanter des semaines durant, mais le numéro le plus marquant se produit quand la blondu du Disco Dancer himself (Jimmy, de son prénom) lui fait une genre de chanson feelgood parce qu'il a perdu sa môman et qu'il a de la peipeine.
Voyez l'interprétation qu'en a fait M.I.A sur son dernier album:
Bon, décidément, c’est
l’hécatombe chez les légendes. Après Bergman et Antonioni la semaine passée,
c’est au tour de Lee Hazlewood. Décédé le 4 août dernier, le légendaire
producteur avait notamment contribué au son twangy de Duane Eddy, et plus
famously, produit et écrit le
hit These Boots Are Made For
Walking de Nancy Sinatra. C’est d’ailleurs après ce succès qu’il se
mit à interpréter ses propres chansons. Le vidéo juste ici montre une de ses
performance en Suède, où il a déménagé dans les année 1970, pour se mettre à
faire des films d’auteur pas mal poches. Pour voir son catalogue d’inédits,
rendez-vous sur le site de Steve Shelley, de Sonic Youth, qui sort depuis
quelques années des introuvables de Lee, sous divers formats. Fou de
même.
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