On se lève gaiment sur le campement mouillé de la veille. Humidité, tu me tra-ver-ses les os. Les dommages sont moins choquants que prévu, même les toilettes sont redevenues fréquentables. On va s’échouer à la plage. Même s'il fait froid, je retrouve l’envie de prendre des photos. Le site tout gris a pris ses airs de Coney Island, Pizza Mario a replié son auvent, le photomaton est resté allumé et les structures de métal géantes continuent de combattre la rouille grimpante. À quelle heure a fini le party, donc? Je sais pas trop, 9h? Midi? À l’entrée du site, le «Sleepless floor» fait office d’open house continuel, toujours possible, donc, de contempler les effets de la MDMA sur l’Allemagne 18-25.
La tente est montée, mon paquet de clopes est plein, je fais semblant d’ajuster ma caméra numérique, nous commençons donc à chercher la scène où joue Metronomy. On a jamais trouvé Metronomy, ils sont en mode annulation. On dirait que je m’en fou, c’est juste comme un drôle de faux départ. « Qu’est-ce que tu voudrais comme drogue? », je sais pas moi, n’importe quoi je pense.
On a envoyé Gab Toug'Fresh au festival MELT, à une heure de Berlin. C'est un genre de festival européen qui rappelle Pop Montréal, dans la vision et la programmation brillante, mais avec plus d'installations weird en métal. On lui a demandé un reportage linéaire et éclairant, mais elle nous a plutôt écrit une lettre d'amour pas mal cute, qu'on n'est par contre pas certains de comprendre. Mais bon, c'est l'été, alors on feel légers.
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