Dans les années 60, être un band et rester inconnu était assez normal. Plusieurs groupes n'ont connu la gloire que bien plus tard auprès de la génération Nuggets et plus récemment de la génération Napster, dont je fais moi aussi partie. Le cas des Alarm Clocks est assez particulier. Le groupe a eu une vie très courte, alors que leur guitariste a été appelé au front. Formé en 1965, le groupe disparaît en 1967. Durant cette année et demie, ils enregistrent un seul simple, l’autoproduit Yeah!, qui se retrouve sur les compilations Back from the Grave, lui assurant une reconnaissance éternelle chez les garageux présents et futurs.
Au départ, quand on m'a demandé d'écrire pour ce blogue-journal des plus divertissants, je me suis dit que ce serait le temps de faire une entrevue tout croche avec des mauvaises blagues et des malaises dedans. C'était mal connaître l'objet de l'article en question. Freddy Fortune, anciennement des Visigoths, des Covingtons et de Freddy Fortune and the Four-Gone Conclusions, n'est absolument pas le genre d'homme avec qui cet humour fonctionne. Plutôt jovial, passionné et dévoué à la cause de la scène garage sixties, Fortune dégage l'énergie d'un homme qui refuse de vieillir et qui continue à affirmer son excentricité à travers les âges.
Toujours pour notre fabuleuse série d'entrevues quasiment de fond avec des groupes qui se produiront au Wooly Weekend, on s'est assis à la terrasse de L'Esco avec Luc, le chanteur des Breastfeeders pour savoir un peu ce qu'ils faisaient de bon ces temps-ci. Dans le fond, c'est la même chose qu'à toutes les semaines, quand on va boire à L'Esco, sauf que cette fois-ci, on a amené une enregistreuse. En gros, on a posé trois questions à Luc et il nous a fait un feuillet complet sur le rock and roll. Bien aimable.
Si vous êtes comme nous autres, disons que ça vous emmerdait pas mal ces dernières années de voir aller le Goner Fest à Memphis ou le Cavestomp àBrooklyn et de ne rien trouver qui y ressemblait, même un peu, à Montréal. Pourtant, on n'était pas les spécialistes du Voodoo BBQdans le temps? On remercie donc officiellement Teenbeat Takeover de faire revivre la grande tradition garage, et cette fois-ci, dans un genre de format «le meilleur des groupes de la compilation Nuggets dont les membres sont encore en vie, avec des nouveaux groupes aussi». Ça s'appelle le Wooly Weekend. On a réalisé des entrevues avec des membres des Electric Prunes, des Higher State (cette entrevue-ci) et aussi avec des groupes d'ici qui participeront au festival, comme Les Breastfeeders et les Sunday Sinners. Un article Wooly Weekend par jour, jusqu'à vendredi prochain. C'est d'même.
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