Tel le phoenix qui renaît de ses cendres pour mieux s'envoler au-dessus du pitoyable genre humain, Fenriz est revenu à la vie de DJ pour nous refaire un tape avec ses morceaux préférés de metal d'avant. Comme pour le premier épisode, il a choisi de l'appeler Trapped Under Vice. Mais contrairement à la première version, cette sélection ne contient que des morceaux que personne ne connait, joués par des artistes que tout le monde a oubliés issus d'une époque où les hippies dominaient le monde et où plus aucun homme ne respectait la bête à pied de bouc - fin 1960 et 1970. Fenriz nous a expliqué pourquoi il avait choisi de nous faire découvrir cette période où l'on pensait que seul Black Sabbath se soumettait au culte du mal. Il l'explique en dessous.
Le spécialiste en métal extrême de Vice UK entretient depuis quelques semaines une correspondance amicale quoiqu'étrange avec le maître de la noirceur musicale nordique, Fenriz, de Darkthrone. Ce type est plutôt sympathique pour un gars qui brûlait des églises il y a à peine 15 ans. Maintenant, il a l'air un peu gros, amusant, et répond à tous les courriels de fans qu'il reçoit. Au cours de leur échange, la conversation a fini par dévier sur un sujet qui touche tout métalleux digne de ce nom: Sepultura. Le batteur du plus grand groupe de black encore en activité a tenu à rétablir les faits à propos des Brésiliens en spandex. Verdict: pas si fifes que ça.
À la fin des années 70, à San Zhi, au nord de Taïwan, des édifices destinés à devenir de futurs HLM pour les ouvriers souhaitant quitter la ville limitrophe de Taipei ont été bâtis. Cependant, au début des 80, alors que les constructions semblaient être terminées, les propriétaires du site ont décidé d'arrêter le projet parce que plein de gens qui travaillaient là-dedans s'étaient tués en construisant le lieu. Depuis, les Taïwanais, jamais avares en superstitions, pensent que le site est hanté.
L’art c’est ronflant, tout le monde le sait, mais dès qu’Hitler s’en mêle et qu’il y a des maquettes dedans, je ressens une envie pressante de voir de quoi il est question. L'exposition If Hitler Had Been a Hippie, How Happy Would We Be présente les frères Chapman, que je ne connaissais pas,
mais qu’un ami m’a resitué plus tard comme faisant partie de la même
école que Damien Hirst. L'exposition se trouve au White Cube, une galerie
pas loin de Piccadilly, à Londres.
Au rez-de-chaussée, bonne surprise: des croûtes de l’époque
victorienne comme on en trouve dans n’importe quel marché aux puces,
des portraits d’aristos sont retouchés pour les transformer en monstres
de foire plus ou moins répugnants (le meilleur se retrouve avec un bec
de lièvre qui lui remonte jusqu’aux cheveux, le faisant vraiment
ressembler à un vagin). Bon. Ça ressemble à du Hugo Mudie qui maîtriserait les techniques de restauration de tableau. Mais le plus beau se trouve au sous-sol de la galerie.
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