Vice: Tu as commencé ta carrière en tant que pianiste, avant de travailler dans une station de radio, puis t'as fini dessinateur. Comment t'as eu le temps de faire tous ces trucs?
J.L Benício: Certaines personnes ont des talents multiples. J'ai toujours su dessiner, puis j'ai appris à jouer du piano. Et j'en ai joué pendant des années. Mais tu vois, j'étais très jeune, encore un enfant, et je n'avais pas la moindre idée de ce que je voulais faire de ma vie - j'ai commencé à jouer vers l'âge de huit ans. J'ai même essayé de gagner ma vie en jouant du piano, notamment à la radio. J'avais une émission dans laquelle je jouais des classiques de jazz nord-américain et des trucs romantiques.
Qu'est-ce qui t'a fait arrêter?
Oh, je crois que j'étais fatigué. Je n'étais pas assez doué pour devenir pianiste de toute façon. J'étais plus fort en dessin et à l'époque, toutes les écoles donnaient des cours de dessin. Et comme j'adorais ça, je suivais même des cours supplémentaires.
Et comment tu t'es retrouvé à dessiner des affiches pornos?
C'est quand je me suis fait engager dans une maison d'édition. À l'époque, ils sortaient des magazines féminins, des livres de nouvelles, et je devais les illustrer. Je dessinais donc beaucoup de femmes, et par conséquent, je suis devenu spécialiste en dessins de femmes. J'ai commencé à dessiner des affiches dans les années 1970.
Est-ce que les actrices posaient nues devant toi, ou t'étais obligé de dessiner à partir de photos?
Nues? Mais t'es fou, gars! Je débutais dans la vie active, il n'était pas question de recevoir des femmes nues dans mon bureau. Tout était inspiré des photos. Je les dessinais, puis les peignais à la gouache. Quand j'ai commencé à travailler sur les affiches de films, j'étais déjà dessinateur depuis un certain temps. J'étais déjà marié et je venais d'avoir mon fils. C'est un fantasme, cette idée que mon bureau était rempli de belles femmes nues à n'importe quelle heure de la journée. J'en ai vu quelques-unes, j'en ai même photographié certaines, mais c'était rare.
Ça existait déjà, les retouches d'images, à ton époque?
Tu veux dire, amincir les formes et gonfler la poitrine des filles? Bien sûr! J'avais pour habitude de pratiquer une sorte de chirurgie esthétique sur chacun de mes dessins. J'enlevais les marques de cellulite, j'affinais les visages. Je les rendais bien mieux qu'elles ne l'étaient. On faisait ça pour élargir notre public.
C'était difficile de dessiner des affiches de cul sous le régime dictatorial?
La censure était partout. Mais ça faisait partie du défi, on devait réussir à séduire le public au maximum, avec le minimum de moyens. C'est comme ça qu'on a commencé à introduire les petites fleurs et les étoiles pour cacher les endroits embarrassants - on n'avait pas le droit de les montrer. Par exemple, interdiction formelle de montrer les seins.
Et si tu devais choisir une seule de tes affiches, laquelle prendrais-tu?
A Super Fêmea (La Super Femme). L'affiche était très connue à l'époque. C'est devenu une référence dans mon travail. Tout le monde la connaît.
Ouin, elle est vraiment pas pire.
ENTREVUE: BRUNO B. SORAGGI
That's well known that money makes us disembarrass. But what to do when somebody does not have cash? The only one way is to get the mortgage loans and just consolidation loan.
Rédigé par : ValentineTonia | 17/11/2011 à 00:59
South Carolina Sen. Jim DeMint accomplished very little in the Senate in the traditional sense: He wasn't a legislator, has no signature laws to his name and has never
been part of any major bipartisan negotiations.
Rédigé par : moncler homme | 07/12/2012 à 09:39