Toujours pour notre fabuleuse série d'entrevues quasiment de fond avec des groupes qui se produiront au Wooly Weekend, on s'est assis à la terrasse de L'Esco avec Luc, le chanteur des Breastfeeders pour savoir un peu ce qu'ils faisaient de bon ces temps-ci. Dans le fond, c'est la même chose qu'à toutes les semaines, quand on va boire à L'Esco, sauf que cette fois-ci, on a amené une enregistreuse. En gros, on a posé trois questions à Luc et il nous a fait un feuillet complet sur le rock and roll. Bien aimable.
Est-ce que vous n'avez jamais souhaité que vos parents vous donnent des conseils utiles au lieu du vomi d'abstinence et de compromis qu'ils ont essayé de rentrer de force dans votre esprit innocent? Dès que je serai parent - ce qui, vu que j'ai jamais eu à écouter l'opinion de mes parents sur la contraception, devrait arriver assez vite, merci -, je donnerai d'excellents conseils à mes enfants. Des affaires comme: «La prochaine fois que vous servirez de la pizza à une fête d'enfant, pourquoi ne pas avoir la délicate attention d'écrire le nom de chaque enfant avec du ketchup sur chaque pointe. Ils vont adorer.» Ou pourquoi pas quelque chose qui pourrait vraiment impressionner votre boss si jamais il vient souper chez vous: «Si vous recevez à souper, mais que vous n'avez pas beaucoup d'argent, faites votre propre version des bonbons à la menthe. Congelez simplement un tube de pâte à dents, coupez-le sur la longueur et découpez le contenu en fines rondelles. Voilà! Vos propres bonbons. Ils ont l'air différents et vos invités auront une haleine fraîche.» Assez brillant.
Si vous êtes comme nous autres, disons que ça vous emmerdait pas mal ces dernières années de voir aller le Goner Fest à Memphis ou le Cavestomp àBrooklyn et de ne rien trouver qui y ressemblait, même un peu, à Montréal. Pourtant, on n'était pas les spécialistes du Voodoo BBQdans le temps? On remercie donc officiellement Teenbeat Takeover de faire revivre la grande tradition garage, et cette fois-ci, dans un genre de format «le meilleur des groupes de la compilation Nuggets dont les membres sont encore en vie, avec des nouveaux groupes aussi». Ça s'appelle le Wooly Weekend. On a réalisé des entrevues avec des membres des Electric Prunes, des Higher State (cette entrevue-ci) et aussi avec des groupes d'ici qui participeront au festival, comme Les Breastfeeders et les Sunday Sinners. Un article Wooly Weekend par jour, jusqu'à vendredi prochain. C'est d'même.
Le dernier clip des Black Lips vient de sortir et est à l'image du morceau : une tendre virée au coeur de l'Amérique des années 50, où s'entrecroisent voitures décapotables, gants de baseball et boîtes de gâteaux cachées dans les recoins de la cuisine. Toute cette joie est perturbée par le fait qu'il s'agit en fait d'une longue métaphore sur les drogues, mais ça ne vous empêchera pas d'acheter le single qui sort le 2 août sur Vice Records. La face B est une reprise de «I'll Be With You» par Faris Baldwin, de The Horrors, et Cherish Kaya (ex-Ipso Facto) sous le nom Lumina. Tout est sous contrôle.
On m'a montré cette vidéo de gangsta rap guadeloupéen la semaine dernière, et à défaut d'avoir le MP3, je suis obligé d'écouter le morceau sur Dailymotion. J'ai donc pris goût au clip, que je connais par cœur depuis. C'est assez mongol. Les gens ont des bandanas à leurs couleurs (des sortes de Crips des îles), posent devant leurs bidonvilles de type quart-monde, ramènent des enfants pauvres et roulent des gros joints en faisant des signes de ralliement relativement thugged-out - ce que les épais appellent des «fingertricks». Et alors que cet amalgame de clichés ghetto auraie pu donner lieu à un clip de mauvais rap français semi-caillera, ici les gars ont vraiment l'air d'être sérieux. On dirait un morceau de Crime Mob avec des gens qui parlent créole. Le morceau s'appelle Yenki Chien Ki La (toute traduction est la bienvenue), et les rappeurs ont des noms intenses du genre «MDG» ou «Toshman». La vidéo est en dessous.
Mettons que vous auriez pas vraiment bien lu quatre billets plus bas, Belooga Joe va être publié sur notre site une fois par semaine, chaque mercredi. Pourquoi les mercredis? Parce qu'à un moment donné, Claude Gauthier nous a dit que la régularité, c'était bon. Oui, il est question des annonces d'All Bran vintage, ici. En tout cas, les dessins qui sont publiés ici ne sont pas sur le site de Belooga Joe, pis ceux qui sont sur son site ne sont pas publiés ici, alors mettons que vous voudriez vivre une expérience complète, cliquez sur le lien appliqué à son nom. Bonjour chez vous.
Il y a de cela quelques années, j'avais lu un article relativement captivant sur la jeunesse de Morrissey dans un mensuel musical influent dont je tairai le nom. Complètement fasciné par la seule icône gaie respectée par la totalité des hétéros, je m'étais longuement attardé sur un paragraphe particulier où il était question de «centaines de lettres envoyées par le jeune Moz à plusieurs magazines musicaux» dans lesquelles il avouait son obsession pour les New York Dolls et sa fascination pour les Buzzcocks, et, surtout, où il n'arrêtait pas de chialer à propos de tous les groupes punk qui le faisaient chier. L'article insistait sur le fait que ces lettres laissaient entrevoir une maîtrise syntaxique étonnante de la part d'un adolescent, et, surtout, une propension déconcertante à toujours ressasser les mêmes affaires. Je suis tombé sur ces lettres il y a quelque temps. Mettons qu'il chiale vraiment bien.
Se faire refaire la face est un concept apparu dans les années 80 et qui correspond bien à l'idée que l'on peut se faire de ces années, que si l'on possède assez de mauvaise foi, on peut résumer en deux mots: coke et soleil. Car j'ai bien l'impression que la chirurgie esthétique ne s'articule qu'autour de ces deux thèmes, qui sont censés représenter l'idée d'être bien dans sa peau (reproduire le mode de vie des snowbirds, en gros). Ce qu'on ne savait pas, c'est qu'il en résulterait une lente escalade vers l'horreur ainsi que la transformation d'environ 60% des visages occidentaux républicains de plus de 50 ans. De même que celui de 98% des célébrités décrissées de plus de 35 ans.
En ce moment, sans raison apparente (sans doute la joie typique d'être en été, même si c'est un été de merde), plein de messieurs qu'on adore nous font des tapes exclusives remplies de morceaux obscurs qui tuent. Là, c'est Fenriz qui, après nous avoir parlé de Sepultura il y a quelques semaines, s'est décidé à faire un mixtape pour notre blogue allié, A Fist In The Face of God. Dedans, il a mis presque exclusivement des morceaux early black métal inconnus, dont une bonne partie ne vient pas des grandes steppes enneigées du nord de l'Europe. Il y a même une incantation satanique chilienne, preuve que le culte de la bête à cornes a traversé toutes les frontières. Le batteur maléfique n'en est pas à son coup d'essai, puisqu'il a déjà révélé ses compétences en terme de DJing plus d'une fois (I got a Plastikman tatoo), dont la plupart sont répertoriées ici. Il y a joint un petit texte explicatif pour nous, âmes impies victimes de l'obscurantisme christiano-occidental.
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