Hier,un photographe nous a envoyé un mail qui aurait bien pu finir au fin fond de notre folder « junk » si notre rédacteur en chef ne l'avait intercepté, lu, puis transféré. Il nous a ensuite vanté les mérites des photos de ce jeune mec, Paul Frey, puis nous a ordonné d'en poster quelques-unes sur le blog. Devant tant de pression venue des hautes sphères rédactionnelles, on a demandé au photographe quelques renseignements et finalement regardé les dites photos. Et il s'avère qu'elles sont super bien.
Je ne sais pas si vous avez fait un tour récemment sur l'event Facebook de Vice : L'Expo Photo, mais si c'est le cas, vous avez du remarquer le nombre extrêmement élevé de gens « attending » à la soirée. Aux dernières nouvelles (mercredi 28 octobre, 16h09), on en est à 2277. On aimerait pouvoir vous mentir et vous conseiller de ne pas venir trop tard, mais le fait est que si vous voulez apprécier l'expo à sa juste valeur, vous allez devoir vous ramener à 19h tapante. Sinon, vous risquez de pas mal râler et d'être contraints de fumer des clopes dehors en prétextant un « coup de pas de chance ». Bougez vos fesses et on se voit demain les enfants. Hé d'ailleurs entre-temps, on est passé à 2280.
Arthur Molinesest un jeune homme talentueux qui s'est mis à la photo complètement par hasard, pour immortaliser sa meuf et mettre à profit le magma poétique silencieux qui sommeillait en lui. Après avoir été tour à tour interprète dans un groupe d'electro-pop, taggeur émérite et songwriter folk à la plume inquiète, cet étudiant en droit à barbe respectable s'est découvert une passion pour la photo de vacances pour adultes. Depuis, il prend plein de paysages luxuriants, d'arbres beiges et de plans d'eau naturels dans lesquels lui et sa meuf se baignent à poil. Mais n'allez pas croire que ce mec est un hippie : « soit il te pète la gueule », « soit il se jette par la fenêtre ».
On a eu notre dose de Peter Sutherland récemment, avec Toxic: Imperial Valley sur VBS et ce qui a suivi sur le blog de VBS, puis dans le Numéro Photo, et maintenant encore, avec ce blogpost. Peut-être qu'on devrait renommer Viceland Peter Sutherlandland ? Ouais, c'est assez nul. On lui a demandé s'il voulait bien nous expliquer les cinq photos publiées dans ce numéro, un mélange d'amour et de bonheur, brillamment et succinctement intitulé Cinq Photos, et voilà ce qu'il nous a dit.
Je ne me rappelle pas comment je suis tombé sur les photos de brouillard et de lumière de Will Govus, jouant ensemble comme une babysitter et son petit copain sur un canapé céleste, mais je me souviens m'être dit : "pourquoi est-ce que je n'y ai pas pensé ?" puis "ma dernière chance d'être considéré photographe vient de s'envoler". Et pour que je me sente encore plus mal, Will n'est encore qu'un adolescent. J'imagine que ça veut dire qu'il est maintenant trop vieux pour être qualifié de « jeune prodige », mais ce mot me fait toujours penser à Docteur Doogie de toute façon. Je ne sais pas ce que ce jeune génie a, mais je suis sûr qu'il l'a.
La première année où j'ai emménagé à New York, je vivais sur St Mark. J'avais 22 ans et j'ai étudié ces jeunes punks pendant presqu'un an. Mon appartement était un peu comme un point de chute pour eux. Ils étaient mes amis mais ils savaient aussi que je les étudiais. J'ai presque oublié ma première année ici à cause d'eux. Souvent, les choses dégénéraient complètement, mais je ne regrette rien de tout ça.
Le photographe Willy Ronis est mort samedi à l'âge de 99 ans. Il était l'inventeur et le principal représentant de la photographie humaniste, avec Cartier-Bresson et Doisneau. C'est aussi le tout premier photographe français à avoir collaboré avec le magazine américain Life. Proche du parti communiste, il s'était fait une spécialité de prendre en photo les scènes quotidiennes des « petites gens ». Une rétrospective de ses travaux avait eu lieu cette année au festival d'Arles. On a retrouvé quelques-unes de ses plus belles photos.
« Des potes qui tiennent un salon de coiffure à Tokyo m'ont demandé de faire une série de portraits de Julia. On s'est barrés dans l'ouest du Massachusetts et on est restés dans une vieille grange près d'un lac, puis on est retournés en ville et on allait sans cesse d'un endroit à l'autre, en explorant et en prenant des photos. On est allés au zoo puis on a trainé avec des vieux et leur chat à Central Park, choppé des cheeseburgers dans un spot à burgers secret au Parker Meridien. L'endroit le plus fou où on a atterri, c'est le toit d'un immense immeuble qui donne sur le parc. Le ciel était parfaitement bleu. J'ai intitulé cette série de photos Mystic Heather et Virgin Snow en référence aux couleurs de chez Manic Panic qu'on a mélangées pour donner aux cheveux de Julia cette couleur violette incroyable. »
En 1989, Gavin Watson est passé du statut de pro de la culture skinhead à celui de seul mec au monde capable d’utiliser un appareil photo dans le nuage d’extas qui a enveloppé l’Angleterre cette année-là. On a parlé à Gavin de cette époque bénie où tu pouvais danser toute la nuit avec une seule pilule, des photos qu’il avait prises, et qui sont rassemblées dans son nouveau bouquin, Raving ’89.
Le photographe de Vice US Ben Rayner a récemment eu l'idée de faire la séance de mode la plus sombre de tous les temps avec les fringues les plus noires ayant jamais été créées. Pour se faire, il a choisi une jeune fille pure à la peau laiteuse qui n'est pas sans rappeler les meilleurs moments de la mythologie scandinave médiévale. Elle est très jolie. Suivez les pérégrinations saines de cette âme juvénile, dans la rue, dans les herbes, ou devant un buisson. Finalement, c'est pas si sombre que ça.
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