|
Les mecs responsables des chroniques musique, qui se produisent aussi régulièrement sous le nom embarrassant de « Vice DJ Crew », jouent ce soir dans une soirée trop bien au Tigre. Selon les intéressés, il auraient même changé leur playlist pour la première fois depuis un an. Ils ont aussi invité les mecs d'Adam Kesher pour un concert de leur side-project africain psychédélique A Fight For Love. Comme personne ne travaille demain, c'est une bonne occasion pour s'enfiler quelques pintes l'air de rien et d'en profiter pour se coucher à 5h du matin. C'est la mite de l'armistice.
Je déteste le patin à glace depuis ma plus tendre enfance, au même titre que le ski alpin et la luge. Je ne peux pas blairer l'hiver en général, les pays prétentieux du nord de l'Europe, les équipes NBA canadiennes et les jeux olympiques d'hiver que je considère « mineurs » par rapport aux élégantes compétitions sportives estivales. En gros je suis un vrai con, mais je compte me rattraper à partir de samedi au cours des soirées On Ice organisées à la Patinoire Pailleron par le meilleur label rock 'n' roll français, Born Bad. On y retrouvera le groupe de surf cavalier, Les Cavaliers, les méconnus David Rockmore et Ben, et le taulier du label de Bobigny, JB Wizz. Ça veut dire qu'on écoutera des musiques de mec gominés à grosse mâchoire en ayant l'air ridicules sur nos patins à glace. Cette perspective m'enchante tout à fait.
Health est un groupe de Los Angeles issu de toute cette mouvance de groupes chelou qui font du punk psychédélique pour mecs qui puent du bec mais qui ont fait des études et lisent Pitchfork. Genre, ça fait penser à Sonic Youth, à Sabbath et à New Order en même temps. Parfois on dirait un peu n'importe quoi, mais le plus souvent, ces mecs font du bruit synthétique presque dansant qui s'avère être super classe. Ils jouent demain soir au Nouveau Casino avec un autre groupe tout aussi chelou nommé Pictureplane. On enfilera notre combinaison de mec chelou pour se pointer au concert, et on vous conseille fortement de faire pareil. Même si vous n'êtes pas chelou.
Si vous ne savez pas quoi faire ce jeudi 22 octobre et que vous acceptez de sortir de chez vous malgré le froid polaire, venez écouter de la musique de mecs des forêts à l'Espace B. Ce soir, The Last Rapes of Mr. Teach y jouent, avec deux autres groupes velus qui portent des noms débiles tout comme eux, les Bob Pop Killers et les Viscious Brothers. Si vous n'avez pas encore compris quelle musique jouent ces types, c'est du garage morbide, et c'est pour ça qu'on voit la mort en personne sur le flyer. On ira boire quelques verres là-bas ce soir, si ça vous dit de faire pareil, les concerts commencent à 7h et demi. À toute.
On est partenaires de la tournée mondiale Diesel qui s'appelle très justement Diesel: U:Music Tour, et qui passera par Paris samedi prochain, le 19 septembre au Régine. Il y a fort à parier que plein de petites fesses féminines vibreront au son de la musique vibrante de Chateau Marmont, Breakbot, Gentlemen Drivers, sans oublier l'éclectique Mattias Mimoun. Au début de la soirée, ce seront deux groupes au nom compliqué, les gagnants du concours Diesel : Heartrevolution et The Terror Pigeon Dance Revolt!, qui passeront des disques devant les dix premiers arrivants. On y sera aussi pour boire à l'oeil, y a open bar de 22h à 23h.
À samedi.
« Hey les gars, si on organisait un festival de musique
électroniques, en plein mois d’août, à la plage ?». La plupart d’entre nous
aurait trouvé que c’est une « bonne idée », et que ce serait l’occasion
de programmer « les artistes qui nous plaisent vraiment », mais les
mecs du N.AM.E. voient pas les choses comme ça. Quand leur pote imaginaire,
Bobby, leur a soumis l’idée, ils ont répondu que ça leur semblait trop facile. « On
va plutôt faire ça à Lille et à Dunkerque, fin septembre ». Et ils l’ont
fait. Ils fêtent cette année leur cinquième édition Vendredi 18 et Samedi 19 à Lille
et samedi 26 à Dunkerque, avec en plus des masterclasses et des parcours
sonores dans plusieurs villes du Nord. On nous annonce une belle prog’ avec
Ellen Allien, Eva Peel, Jennifer Cardini, Andrew Weatherall ou Choco Juanit,
mais aussi du « bon manger »
et un baby dancefloor.
Il est rare qu'un festival puisse se targuer d'être « étrange », bien que le fait de dormir dans des tentes Decathlon dépliantes en 2 secondes chrono entre deux verres en plastique de bière chaude sur un coussin péteur (une blague d'un pote d'enfance gênant), puisse largement être associé au domaine du surnaturel. Mais qu'en est-il lorsqu'il s'agit d'un festival de cinéma, dans le forum des Halles et qui ne diffuse que des films tellement inconnus qu'ils sont introuvables sur Surreal Moviez ?Avouez que c'est étrange. Et c'est encore plus étrange lorsqu'on sait que ces films inconnus sont aussi très étranges et explorent les contrées reculées étranges de notre cerveau duquel on n'utilise que 10%, ce qui m'a toujours paru relativement étrange. Jusqu'à dimanche prochain, L'Étrange Festival diffusera des films underground de maintenant (Canine de Yorgos Lanthimos, Breathless de Ik-Jun Yang) et des classiques du gouffre d'autrefois (Nosferatu, Capucine ou Harcelée de Yasuharu Hasebe) des films au nom débile tels que La Goulve réalisés par des cinéastes gays au nom débile tels que Bruce La Bruce. On y diffusera aussi Heavy Metal in Bagdad ce jeudi 10 septembre à 17h30. Et on aura même droit à l'étrange présence de notre chroniqueur cinéma Al Batard, qui nous a fait un top des meilleurs films du festival. Ramenez-vous.
On fête la fin de l'été et le retour à la normalité hivernale ce soir sur la Péniche Concorde Atlantique. Les dj's passeront du son en bas pendant que les gens se bourreront la gueule en haut, à moins qu'il pleuve et que vous soyez condamnés à danser au chaud près de DatA, les mecs de Château Marmont et The Driver. L'entrée est gratuite à partir de 18 heures, et notre équipe de chroniqueurs musicaux ouvrira la soirée en passant des morceaux qu'ils n'ont jamais achetés. Comme d'hab.
Organiser un festival indie-rock dans le Var, ça ressemble à une idée un peu foireuse de la part des têtes pensantes de la région PACA pour tenter de jeunifier le sud-est de la France. Mais en fait, non. C'est un vrai festival organisé par des vrais gens avec des vrais purs groupes qui vont jouer sous des vrais pins. Par environ 30 degrés à l'ombre, avec la moitié des gens présents en maillot de bain qui danseront nonchalamment sur des ballades mid-tempo débitées par des mecs à chemise à carreaux un peu bourrés. Si vous passez dans le coin, allez-y direct. Il y aura entre autres Jeremy Jay, Skeletons, Jeffrey Lewis & The Junkyard, Arto Lindsay, et le mecs psychés-fous de Mahjongg. Et si vous voulez nous serrer la pince, quelques uns d'entre-nous seront sur place. Ramenez-vous.
Si on fait abstraction du gendarme Michel Galabru, du star system français des trente glorieuses et
de tous les autres trucs auxquels on pense en entendant le mot « St-Tropez
», ça reste une petite bourgade de pêcheurs provençale très en phase avec le petit peuple ; ce qui était
assez pour nous convaincre d’aller y trainer pendant nos vacances dans
le sud. Une bande de mecs a achevé de le faire en y organisant Plage de
rock, un festival qui propose des concerts gratuits pendant tout le mois
de juillet, une fois par semaine. Si vous leur demandez pourquoi ils
font ça, ils vous répondront : « nous revendiquons le droit de passer
une bonne soirée dans le golfe de St-Tropez, pour le prix d’une bière ». Cette année, ils accueillent Who made Who, The Bewitched hands on the
Top Of our heads, The Dodos, John&Jehn, Elysian Fields, The delano
Orchestra, Battant, Success, Emiliana Torrini et Handsome Furs.
|
|
Les commentaires récents