Cher Vice,
J’ai écouté le disque de Sébastien Tellier, et je suis tombée amoureuse de lui, un peu comme tout le monde. Mais j’étais désespérée, je ne savais pas trop comment lui déclarer mon amour, et puis si, je me suis souvenue que j’étais journaliste.
J’ai donc envoyé un mail à son attachée de presse, et j’ai réussi à décrocher un rendez-vous pour la semaine suivante. Ensuite, il a bien fallu que je trouve un magazine qui n’avait pas encore parlé de Sébastien Tellier. Ah ouais, facile : Union. Ça tombe bien, j’y travaille. Ça n’a pas été si facile que ça, en fait, de convaincre le rédacteur en chef adjoint de me donner une place dans le magazine pour mon interview. Il me disait : « Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre de Jésus-Christ ? ». Il faut savoir que mon rédac chef adjoint a aussi des aspirations artistiques, musicales, plus précisément, et je crois qu’il est très jaloux du talent de Tellier. J’ai répondu : « Mais, voyons « Sexuality », magazine de boules, ça te dit rien ? En plus il va faire l’Eurovision, c’est parfait pour le lectorat d’Union, ça, hein ? » Donc j’ai eu le droit à une demie page « Actu ». C'était dans la poche.
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