Il y a quelques jours Beverly Hames nous a fait connaître les alcôves putrides du graffiti punk de Caroline du Nord, the Milestone, le point d'orgue du Love as Laughter tour. Et maintenant voilà la partie la plus pourrie...
Après un vendredi catastrophique à Ybor City, suivi d'une visite aux urgences en pleine nuit (note: partir en tournée avec un nouveau tatouage est une mauvaise idée), on a eu un day off à Orlando et on a décidé de le passer au Sea World Hilton. Pendant qu'on bronzait au bord de la piscine depuis 45 minutes, quelqu'un a laissé le van ouvert. Le matos à l'arrière du véhicule n'avait pas bougé à part une guitare acoustique, mais tous nos sacs ont été piqués. Putain de voleurs débiles, hein? Ils sont partis avec un laptop, un GSM, et toutes nos fringues, sauf celles du bassiste qui avait gardé ses bagages avec lui au bord de la piscine. Je suis sûre que la plupart de nos affaires ont atterri dans une benne à ordures, mais si jamais vous voyez un junkie à Orlando qui porte un pantalon fuchsia Judi Rosen et un t-shirt vintage Honeymooners vous pouvez lui casser la gueule de ma part, parce que c'est sûrement à moi.
Quand on va dans un restau africain à Paris, on a des chances de bouffer du vrai manioc, de vrais alocos (bananes flambées)… mais aucune de bouffer avec de vrais africains. Non, on tombe plutôt sur des français un peu blasés, en manque de soleil, en mal d’exotisme, même s’ils sont sans doute sincèrement attirés par les charmes de l’Afrique. C’est dans ces circonstances que je rencontre Sébastien, la trentaine, réalisateur de docs. Il me raconte ses vadrouilles en Afrique entre vingt et trente ans, quand la vie n’était qu’une vaste blague qui le faisait bien marrer.
L'autre jour, Kasper, l'éditor belge bien foutu, nous a
envoyé un mail intitulé « Alors, qu'est ce
qui se passe au Pays de Galles ? ». En pièce
jointe, une magnifique galerie de photos de gallois bourrés,
pissant le sang et se crachant les uns sur les autres. Pendant que je
ricanais bêtement en les regardant, ma collègue Galloise
Eleri a jeté un œil par dessus mon épaule et cinq minutes plus tard
elle nous a concocté sa propre galerie de photos. Au risque de perdre tous ses amis, elle nous a laissé la
publier et nous a expliqué à quoi
ressemblait vraiment une nuit de teuf là d'où elle
vient.
Aujourd’hui tout part en couille, et certains n’hésitent pas à en tirer profit. Bienvenue à Bogota chez Miguel, le boss du vêtement par balle. On est loin de la sape militaire disgracieuse : chez Miguel on habille les personnalités qui veulent rester en vie à coup de ravissantes vestes et chemisettes. Pour l’instant, Miguel s’exporte en Amérique du Sud et en Espagne, mais le jour où les parisiens dégaineront leur mitraillette en pleine rue, vous irez rendre une petite visite à ce monsieur et plus vite que vous ne le pensez.
La prochaine cible de Miguel ? Le hip hop : 2pac serait encore en vie grâce à lui.
Tom Fryers est un loustic pas comme les autres. Du haut des ses 6 ans ce petit rosbif s'est déjà tapé l'équivalent de 5 fois l'Everest. Ouais mec. 5 fois cette montagne dont tu connais même pas la hauteur, mais pour laquelle t’as un hochement de tête empli de respect chaque fois qu'on l'évoque. Ce jeune trekkeur fout un bon coup de pied au cul de tous ces mecs d'ESC qui balancent sur Facebook les photos de leur ascension du Machu Picchu, au bas desquelles ils témoignent lourdement de leur consommation de coca « pour atténuer l’effet de l’altitude ». Des albums immanquablement titrés en espagnol ("lo he hecho", "increible Peru") - genre je suis un péruvien comme les autres, un mec qui mesure 1m 45, a un lama dans son jardin et bois du Inca Cola.
Depuis qu'on bosse avec Tania Leshkina,
qui fait la couv de vice Italie ce mois-ci (c'est Tim l'editor milanais
sur la photo) on est en train de faire une fixette sur les photographes
russes.
Vendredi dernier, lorsque mon confrère Julien Morel a eu l'idée de faire une "compilation commune pour faire tomber les filles", j'ai été vachement emballée. Mais je l'ai tout de suite beaucoup moins été lorsqu'il m'a évincé du projet parce que "j'étais une fille, hé banane". Alors tant pis pour lui s'il s'est retrouvé avec une compilation qu'à moitié efficace. Tout le week-end, les filles de Vice et d'autres copines à nous ont réfléchis à ce qu'on aimerait réellement recevoir. Ce post il est pour vous, tous ceux qui pensent que de foutre Al Green et Mariah Carrey sur le même CD permet de conclure l'affaire. Ca vous aidera à passer les fêtes de fin d'année moins seuls, bande de quiches.
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