Le fait d' « être artiste » sous-tend parfois directement le fait de « se la mettre » sans que personne n'ait quelque chose à y redire, tellement ces deux notions sont proches dans la tête des gens normaux. Mais qu'en est-il lorsqu'on les superpose, c'est à dire que l'on fait de l'art en se bourrant la gueule ? Eh bien ça donne des documentaires comme Berlin Drinking Battle,réalisé par Rolf S. Wolkenstein et son compère Wolfgang Hogekamp. Le film a été fait en une seule nuit, la veille de la chute du mur de Berlin. Ils ont voulu laisser une trace vidéo de leur longue beuverie (largement avant la création de la DV) pour être considérés comme les princes des ramasses à tout jamais. On voulait savoir comment ils avaient eu cette idée, et on est donc allés discuter avec Rolf S. Wolkenstein pour savoir ce qu'il pensait du cinéma et du schnaps.
Alors que la guerre entre la Vodka et la Wodka fait rage, Ivar Berglin, correspondant pour Vice Scandinavie, monte au front avec VBS.TV - et découvre que le passé tourmenté des relations russo-polonaises tient dans une bouteille.
Il existe plein de moyens de faire autre chose que d'écouter les groupes pendant un festival. L'un des meilleurs est de prendre des photos de jolies filles en petits hauts blancs légers qui ont envie de se jeter dans un lac constitué à 54 pour cent d'eaux usées. C'est ce qu'on a fait au festival Melt!
On est allés interroger des gens qui vivent, bouffent et travaillent dans la rue parce qu'on voulait savoir combien ils se faisaient par jour et si ça valait le coup. Ça nous a permis de croiser pas mal de types sympa comme un musicien philosophe allemand, des réfugiés politiques et des musiciens roumains qui auront simplement répondu à nos questions par « Dégage, dégage » en nous menaçant. On a aussi rencontré Dieu. Il est noir, bourré et nous a assuré qu’on dégageait des ondes positives.
L'autre jour alors que j'étais dans une boîte de nuit parisienne de « bon goût » (un sinistre club), m'est venue une terrible impression de déjà-vu qui ne m'a pas quittée. Je m'ennuyais. Pour traduire plus exactement ma pensée, on peut même dire que je me faisais chier. Tant et si bien que je me suis demandé depuis quand je ne m'étais pas fait chier de la sorte, et j'en suis arrivé à la conclusion que cette sensation d'ennui absolu ne s'était manifesté dans ma vie qu'à l'écoute d'un disque de jazz chez mon oncle jazzy il y a de cela une dizaine d'années - d'autant plus que sa musique de merde niquait l'intrigue du film Ghost Dog qui passait à la télé. En vagabondant un peu, j'ai remarqué que la plupart des gens dans la salle s'emmerdaient tout autant. Je me suis alors exclamé intérieurement : « MAIS PUTAIN OUAIS ». J'avais enfin trouvé pourquoi les soirées en club étaient encore plus pourries qu'à l'époque de mes 17 balais. Voici une ébauche de ce qui m'est passé par la tête à ce moment-là.
Hier on était le mardi 26 mai et c'était un jour très particulier puisque l'on fêtait la première "journée zéro alcool" organisée par l'Académie nationale de médecine. Ce micro-événement était destiné à « auto-évaluer son rapport à l'alcool », autrement dit, à voir où l'on se situe par rapport aux grosses ramasses du circuit rock alternatif français de plus de 40 ans. Cependant, peut-être était-ce à cause du manque d'information autour du projet, peut-être était-ce dû au "retour de buzz" des journées nationales à thème (gros gros retour de buzz de la journée mondiale contre le SIDA), mais il semblerait que personne n'ait eu vent de cette initiative. On est allés demander à nos potes ce qu'ils avaient faits hier soir, histoire de voir ce qu'il en était. Eh bien, force est de constater que tout le monde s'en branle.
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