Vice : Comment avez-vous trouvé le sujet de votre roman, The Travelling Merchant of the Dutch Cocaine Factory ?
Conny Braam : Quand je travaillais sur une trilogie consacrée à ma famille, la trilogie des Abraham, j’ai découvert que la Hollande a fait fortune en vendant de l’opium en Indonésie. C’était à la fin du XIXème siècle. Il y avait une usine d’opium dirigée par l’État à Java. En faisant des recherches sur cette manufacture, j’ai trouvé des informations expliquant qu’il y avait aussi une usine de cocaïne en Hollande. Elle était située à Amsterdam, au Weespertrekvaart. Maintenant, il y a un bar de Hell’s Angels à cet endroit.
La nouvelle usine, construite en 1909.
J’ai entendu parler de cette usine pour la première fois dans votre livre. Je n'aurais jamais pensé que la Hollande avait été un producteur de cocaïne aussi important.
C’était une découverte fascinante pour moi aussi, parce que mes recherches ont rapidement montré que cette usine était la plus grosse de ce genre au monde. Mais ce qui m’a le plus intrigué, c’est que les ventes ont considérablement augmenté pendant la Première Guerre Mondiale. C’était étrange, parce que l’usage médical de la cocaïne était très limité à l’époque. Les dentistes et les oculistes l’utilisaient comme anesthésiant, mais c’est à peu près tout. Et tout le monde savait déjà que ce truc était dangereux. Alors, pourquoi une plus grosse production ? Mais par la suite, j’ai découvert que des recherches avaient été faites en Allemagne pour tester les effets de la coke sur des soldats. Les rapports écrits de ces tests sont assez fous.
Ils testaient systématiquement la cocaïne sur les soldats ?
Oui, c’est Theodor Aschenbrandt, un scientifique Allemand qui s’en occupait. Dans son rapport de 1883, Die psychologische Wirkung und Bedeutung des Cocain il a décrit comment la cocaïne augmentait l’endurance des soldats Allemands, et comment cela diminuait leur faim et leur peur, il explique aussi que cela les faisait s’énerver plus facilement. En gros, ça en faisait de meilleurs soldats.
Ça se tient.
Après ça, j’ai trouvé des preuves irréfutables montrant que l'Usine Hollandaise de Cocaïne vendait de la cocaïne à tous les belligérants, dans un hebdomadaire pharmaceutique. Tout le monde, Anglais, Allemands, Français et Canadiens. Beaucoup de pays étaient impliqués dans cette guerre et des millions de soldats de chaque camp combattaient dans les tranchées. Les Pays-Bas, neutres, fournissaient tous ces pays en coke. C’est assez étrange, et c’est un passage noir de l’histoire Hollandaise, qui a été plus ou moins dissimulé. Ce n’est pas comme si on apprenait ça à l’école.
Pas vraiment.
Les Pays-Bas se sont fait une véritable fortune en échangeant des marchandises pendant la guerre. Ils sont sortis de la Première Guerre Mondiale en étant le pays le plus riche avec les États-Unis. Mais c’est resté en dehors des livres d’histoire. C’est pourquoi je me suis intéressée à cette affaire en particulier. Cependant, supposer que la Hollande s’est enrichie en vendant de la cocaïne à des pays qui se faisaient la guerre, et écrire un roman sur cette supposition est facile. En tant que romancier, vous n’avez pas à prouver quoi que ce soit. Mais ce n’est pas ce que je voulais faire. Je trouvais cette histoire trop importante, et l’accusation trop grave pour ne pas faire plus de recherches. Cela signifie que j’ai dû explorer les archives pendant deux années entières.
Comment s’est passée cette quête ? C’était à temps plein ?
Oui, nuit et jour. Je suis devenue un peu obsédée. Mais c’est mon dixième livre, et la plupart de mes bouquins sont basés sur des recherches, donc j’ai développé mes méthodes d’enquête. C’est comme ça que j’ai su où regarder, et quoi en déduire.
Bouilloire utilisée pour la fabrication de la cocaïne.
Alors où avez-vous regardé ?
Et bien, je savais qu’il n’y aurait aucune preuve écrite sur le site de l’ancienne usine. Les Hell’s Angels sont là-bas maintenant. Mais je savais que j’aurais plus de chance du côté de ceux qui correspondaient avec l’usine, comme le Ministère de la Santé. J’y suis donc allée, et devinez quoi, j’ai trouvé une correspondance entre l’usine de cocaïne néerlandaise et les différents départements du Ministère. La lettre la plus importante que j’y ai trouvée parlait des permis de vente à l'étranger. Vous savez, la Grande Guerre a éclaté le 1er Aout 1914, et la Hollande a immédiatement interdit les exportations.
Pourquoi ?
Parce qu’ils devaient anticiper ce qui allait se passer. Ils ne pouvaient pas continuer à fournir des biens aux Allemands s’ils ne savaient pas comment les Anglais allaient réagir. Mais après seulement deux semaines, les échanges ont repris. L’une des premières entreprises à avoir demandé une exemption de cette interdiction était l’usine de cocaïne. Et leur demande a été acceptée. Ainsi, à la mi-août, ils ont commencé à fournir de la cocaïne aux différents pays.
Ça a été rapide. Qu’avez-vous trouvé après ça ?
Quand j’ai compris que je devais être à la dernière étape de la correspondance de l’usine, je suis allée fouiller dans les archives des entreprises pharmaceutiques étrangères. J’y ai trouvé beaucoup d’informations. Au Royaume-Uni, c’était chez Burroughs Welcome, une entreprise pharmaceutique. L’un des personnages de mon livre est un acheteur employé par cette boîte. J’ai passé beaucoup de temps à parcourir leurs archives, parce que c’était une véritable mine d’informations. Burroughs Welcome était la première entreprise à faire des pilules de cocaïne. Avant que B.W. apparaisse, les médicaments étaient ingérés sous forme d’huile ou de poudre, donc c’était une véritable révolution pour la pharmacologie.
J’ai lu dans votre livre que ces pilules étaient appelées les « Marche Forcée ». Drôle de nom.
Oui. La coke vous force à marcher. Mais vous savez, on vendait ce truc de partout, au début du XXème siècle. Harrod’s en a vendu, par exemple. Et à cette époque, il y avait des publicités explicites pour la cocaïne en Angleterre, qui la présentaient comme un cadeau utile pour des amis, avec laquelle ils pouvaient augmenter leur performance.
Comme les pubs pour les boissons énergétiques aujourd’hui.
Oui. Sauf que Marche Forcée donnait beaucoup plus de punch : il y avait de la caféine et de la cocaïne. Et cette combinaison vous file vraiment la pêche. J’ai vérifié auprès de pharmaciens, et ils m’ont dit que ce truc rendait fou. Ces pilules étaient vraiment chargées. Et ils en ont fait des millions. C’était très pratique à l’usage, parce que prendre de la cocaïne en poudre, ce n’est pas très pratique dans les tranchées.
Pourquoi ?
Les conditions dans les tranchées étaient horribles. Et un gramme, qui est une grosse quantité, est assez précieux. Et de nombreux soldats ne voulaient sans doute pas prendre ça volontairement. Donc je pense que dans de nombreux cas, c’était mélangé avec du rhum.
Cuves bouillantes, dans l’usine, utilisées pour extraire la pâte de coca des feuilles de coca.
Oh?
Oui, on donnait une coupe de rhum à beaucoup de soldats, avant qu’ils en sortent des tranchées. Et parfois, c’était du rhum coupé à de la coke.
C’est pas mal.
Mélanger l’alcool et la cocaïne multiplie les effets par deux.
Mais ce n’est pas quelque-chose que l’on voit dans les films, ou qui fait partie de notre savoir général concernant la Grande Guerre. Je les vois plus comme des soldats à deux doigts de mourir de froid et qui n’ont plus de tabac. Pas vraiment comme des camés.
Il a été décidé dans le traité de Versailles que la cocaïne ne pourrait être utilisée qu’à des fins scientifiques. Il es tintéressant de savoir que des centaines de milliers de soldats dépendants déambulaient à travers l’Europe après la guerre. J’ai trouvé des articles qui parlent de ça dans le Times. Un article faisait cas de centaines de vétérans britanniques dépendants qui traînaient dans les rues pour voler les pharmaciens.
Mon dieu. On vendait toujours de la coke en magasin à cette époque ?
Oui, mais il était plus difficile d’en avoir, à cause du traité. En même temps, l’English Department of War était bien au courant des effets addictifs de la cocaïne, et de la croissance des violences domestiques liées à l’utilisation de coke. Les scientifiques ont écrit à ce sujet. Mais en Allemagne, les problèmes étaient encore plus importants. Dans un hôpital de Berlin, des dizaines de milliers de soldats gravement accros à la cocaïne ont été admis comme patients. L’Autriche et la Tchécoslovaquie avaient aussi des problèmes avec des toxicomanes. Mais c’était une période difficile pour tout le monde. L’Europe était en ruines.
Puis il y a eu cette fièvre.
Pas seulement, les empires et les monarchies se sont effondrés,la Russie était en pleine révolution. En Allemagne, la menace d’une potentielle révolution était aussi bien réelle. J’ai trouvé des textes de cette époque, d’écrivains et de scientifiques anti-communistes. Ils expliquaient que les troubles en Europe de l’Ouest étaient dus à la cocaïne.
Hmm.
Mais vous ne pouvez évidemment pas arrêter les problèmes liés à la coke dès la fin d’une guerre. Alors quand elle a pris fin, un énorme marché noir a émergé.
Jusqu’à quand l’usine a t-elle été opérationnelle ?
Elle a été achetée par AKZO Nobel en 1963. Mais on brûle les étapes. J’ai trouvé récemment, quand le livre était déjà terminé, que les chiffres de production de l’usine ont chuté en 1925, mais ont explosé à nouveau en 1942. C’est le moment où ils ont fait des amphétamines, du speed. C’était une drogue qu’Hitler donnait à ses soldats pour qu’ils travaillent mieux. La Hollande était occupée par l’Allemagne à cette époque. Donc les Américains et les Anglais n’étaient sans doute pas fournis par cette usine à ce moment là. On peut donc affirmer que l’Usine Hollandaise de Cocaïne a fourni des amphétamines aux Allemands pendant la Deuxième Guerre Mondiale, en connaissance de cause. Où, vous savez…
Oui, ils savaient vraiment ce qu’ils faisaient.
Après la Seconde Guerre Mondiale, la production ne s’est pas arrêtée. J’ai été approchée par un homme qui savait que je travaillais sur ce bouquin, il y a quelques temps, et il m’a dit qu’il avait travaillé dans cette usine dans les années 1950. C’était un type super, il m’a même apporté un distillateur et d’autres instruments qui servaient à l’usine. Il y travaillait comme analyste chimique. Il testait la pureté de l’héroïne, de la cocaïne et de l’opium. Beaucoup de ces drogues étaient encore faites là-bas après la guerre.
Que vous a–t-il dit de cette période ?
Il ne supportait pas l'idée avoir travaillé dans une usine de ce genre, même si ça n’a duré que deux ans.
Mais sur le moment il ne voyait pas ça comme quelque-chose de mal.
Non, mais il s’est mis à y penser de plus en plus ces dernières années. L’idée qu’il avait participé à la fabrication d’un produit qui détruisait la vie d’autres gens le tuait. Néanmoins, il m’a aidé à faire une estimation du volume de substance produit dans l’usine, et à deviner de combien la production a augmenté pendant la Grande Guerre. C’est ça qui m’a amenée à penser avec certitude que c’était utilisé pour approvisionner les armées. Quelle autre utilité ça pourrait avoir ?
Il n’y avait pas de service marketing à l’époque.
Ah ah, et Wall Street n’avait pas autant d'importance que maintenant. Il y avait des scènes artistiques dans lesquelles on sniffait de la coke, par contre. Surtout dans les années 1920. Après, une autre population, moins nombreuse, est apparue, qui en prenait pour s’amuser. Mais il ne faut pas oublier que l’usine de cocaïne avait créé un marché assez gros. Il y avait tellement de soldats qui connaissaient les effets de la cocaïne. Et si on pense à l’Allemagne, avec les problèmes de pauvreté et de famine… si vous connaissiez les effets de la cocaïne et que vous vous retrouviez dans ce genre de situation, vous n’y penseriez pas ? Ça a créé un énorme problème.
Et la Hollande a profité de ce problème pour se faire un paquet d’argent.
En la taxant, on a amassé beaucoup d’argent. C’est marrant de voir que les premières tentatives d’interdiction de la cocaïne ont été sabotées par le gouvernement hollandais. Plusieurs pays ont essayé de s’associer pour restreindre l’usage de la cocaïne, et il n’était plus possible d’en avoir que sur prescription médicale.
Un laborantin pèse de la cocaïne avec précision, dans un cabinet fermé.
Un peu comme la morphine aujourd’hui ?
Oui, c’était une situation comparable. Mais ils (le gouvernement hollandais) s’en foutaient, parce qu’il y avait beaucoup d’argent à se faire. C’est la même chose qu’avec l’opium. En fait, la Hollande a une histoire assez riche de nation productrice de drogues. Et c’est lié à cette guerre terrible. Au fait, la Première Guerre Mondiale est sans doute la première dans laquelle des drogues ont été utilisées comme armes. Puis il y a eu la Seconde Guerre Mondiale, pendant laquelle les amphétamines étaient utilisées, le Vietnam avec l’héroïne, et jusqu’à aujourd’hui, la cocaïne est utilisée. Et si on regarde l’Afghanistan, l’Irak et l’Afrique, on voit que la guerre est impensable sans ces drogues stimulantes.
C'est assez dingue que personne n'en parle.
Parce que ce sujet génère toujours de gros tabous. On a tendance à mettre les soldats qui reviennent de la guerre sur un piédestal et à les considérer comme des héros. C’est un statut contre lequel on ne peut pas lutter. Et vous savez à quel point les drogues peuvent détruire une réputation.
Comme un sportif célèbre qui se doperait ?
Exactment. Leurs carrières s’envolent et leurs performances sont remises en doute. C’est la même chose pour les soldats. Quand ils reviennent d’une guerre, la seule chose qu’il reste à ces jeunes, c’est leur statut de héros. On ne peut pas leur retirer ça… j’ai parlé à quelques soldats de l’ONU, et ils m’ont avoué très simplement qu’ils prenaient de la drogue.
En Bosnie ?
Non, au Rwanda. Pendant un dîner, j’étais assise à côté d’un ancien soldat, et il a paniqué quand je lui ai parlé du bouquin sur lequel je travaillais.
Et il vous a raconté son expérience.
Oui, il m’a dit qu’il prenait des pilules appelées Blue Heaven.
Qu’est-ce que c’était ?
Des pilules de coke.
Avant notre conversation, je n’avais jamais entendu parler de cocaïne en pilule.
Eh bien, on utilise la cocaïne sous beaucoup de formes différentes. On peut aussi se l’injecter ou la sniffer. Sherlock Holmes se l’injectait. “L’aiguille, Watson !” demandait-il quand il faisait face à un problème compliqué.
Votre livre raconte l’histoire d’un personnage fictif, Lucien, marchant ambulant de l’Usine Hollandaise de Cocaïne. Désireux de s’acheter une Harley Davidson, il a vendu des grosses quantités de coke aux deux factions en guerre. Lui et l’usine pour laquelle il travaille sont donc en partie responsables de la durée de la guerre. Pourquoi avez-vous décidé de raconter l’histoire de cette usine et le rôle de la Hollande dans la Première Guerre Mondiale de cette manière ?
Cette décision est basée sur les faits que j’ai trouvés et les émotions qu’ils ont suscité chez moi. J’aurais pu écrire un livre qui ne soit pas une fiction, mais cela marchait mieux sous cette forme.
Pourquoi ?
Selon ma propre expérience, acquise en écrivant mes livres précédents, on touche un public beaucoup plus large en écrivant des fictions, et on fournit une meilleure compréhension des faits. L’un des personnages principaux est un soldat britannique attachant, dont la vie est complètement détruite quand il touche à la cocaïne. De plus, je voulais dépeindre une usine ordinaire, normale, ayant un jeune mec ordinaire comme commercial. Un gars sympa, de Haarlem, qui veut juste s’acheter une Harley. Ce n’est que plus tard, en rencontrant des soldats, qu’il comprend la misère qu’il a semée avec son produit. Et en mettant l’histoire sur papier de cette façon, ça devient presque un thriller…
Ce qui est un moyen plus efficace de faire passer votre message.
Exactement. Le livre suscitera sans doute aussi des réactions en Angleterre. La Grande Guerre est beaucoup plus présente dans leurs esprits que chez nous, en Hollande. Donc il y aura sans doute des débats. Peut-être aussi parce que le gouvernement britannique était au courant. Et les gens vont se demander ce que font les soldats d'aujourd'hui, avec les troupes qui combattent à l’étranger à l’heure actuelle.
D’où la Hollande possédait t’elle les ressources pour fabriquer sa propre coke ?
Les feuilles de coca, desquelles on extrait la coke, venaient de Bolivie et du Pérou. Mais c’était un produit tellement populaire au XIXe siècle qu’un spécimen a été amené au jardin botanique de Java. Par la suite, ils ont commencé à faire des expériences avec, et apparemment les plans de coca s’adaptaient très bien à Java. Ils ont donc fait des plantations. C’est comme ça qu’est née la célèbre cocaïne de Java. Elle état de bien meilleure qualité que la sud-américaine. Les marchés bolivien et péruvien ont été complètement détruits. Il y avait des ventes aux enchères de plans de coca en Hollande, à cette époque.
Où ça ?
À Amsterdam, je ne sais pas où exactement. Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, les autres pays n’avaient pas le droit de s’y rendre, pour que la Hollande conserve le monopole sur la vente de cocaïne.
Bien pensé. Mais pourquoi la plupart de la coke vient d’Amérique du Sud aujourd’hui, et pas de l’est ?
Je ne sais pas. Il y a beaucoup de choses qu’on ne sait pas. Il y a peut-être d’énormes plantations là-bas. L’indonésie est un vaste pays.
Selon vous, comment la Hollande gère-t-elle cette histoire aujourd’hui ?
Je pense qu’elle a été enterrée. Si on pense au temps qu’il m’a fallu pour trouver ces informations, ce n’est pas normal. Mais vous savez, la Hollande a d’autres squelettes dans le placard…
Comme ?
Prenez l’Apartheid. C’est un mot néerlandais.Verwoerd, l’inventeur du système de l’Apartheid était originaire d’Amsterdam. Les Pays-Bas ont laissé ce genre de traces…
Mais le gouvernement hollandais a clairement pris ses distances vis-à-vis de l’Apartheid.
Mais les grosses sociétés hollandaises ont aidé au maintien du système. Shell et Unilever avaient un intérêt économique dans l’Apartheid. Le système s’est effondré quand on a attaqué ces entreprises. Portez atteinte à leur portefeuille et vos actions auront enfin un effet. Mais il y a cette mentalité hollandaise ridicule, que je prends plaisir à bousculer. Cette arrogance concernant notre histoire. Si on n’ose pas faire face à notre propre histoire honnêtement…on a joué un rôle dans l’esclavage, et dans l’Apartheid, et maintenant ça. De ce point de vue, je suis vraiment investie d’une mission, haha ! Je les aurai !
Merci à l’Institut international d’Histoire Sociale d’Amsterdam pour les photos de l’usine de cocaïne.
JAN VAN TIENEN
Bien! Vraiment!
Rédigé par: Halal capone | 13/11/2009 à 15:39
Elle a deja vendu les droits pour un film?
Rédigé par: Johnny Halalyday | 13/11/2009 à 20:58
Comment il s'appelle le bouquin?
Rédigé par: Kate Moss | 13/11/2009 à 21:03
The Travelling Merchant of the Dutch Cocaine Factory
Rédigé par: oué | 14/11/2009 à 10:14
Pour aller plus loin, je vous conseille de télécharger le N2 du journal Laboratory Planet (en français), excellent article sur l'histoire des drogues dans les conflits armés.
L'article est à la page 9
http://laboratoryplanet.org/pdf/laboratory_planet_2_fr.pdf
Rédigé par: saint-kitts | 15/11/2009 à 21:46