APPELER UN POTE
Ça sert à quoi d'avoir plus de blé en liquide que le PIB de l'Angola si vous n'avez pas de pote avec qui le claquer ? Vous préférez tracer tout seul comme un gros bébé solitaire ? Tocard. Le premier truc à faire, c'est d'appeler son meilleur pote, genre le mec avec qui vous avez eu un groupe de rap pendant vos années lycée, celui avec lequel vous partagez un secret et qui est aussi votre frère de bite. Vous passez au Super U acheter des clopes et des bières, et vous vous barrez pour toujours.
ENVOYER DU BIFF À SES PARENTS
Vous n'en avez rien à secouer les premiers jours parce que vous êtes bourré en permanence et que vous êtes devenu une superstar sur internet (des gros nazes alimentent sans arrêt les groupes facebook dédiés à votre oeuvre, et dissertent sur les sens cachés et la portée politique du « geste »), mais au bout d'une semaine, vous commencez à sérieusement ramasser et les coups de téléphone inattendus de votre mère le dimanche à 6H du soir vous manquent cruellement. Vous décidez de faire un colis débile à l'attention des vos parents, qui contient 100 000€ et une petite lettre commençant par « Je sais que j'ai fait une connerie, ... »
SORTIR AVEC UNE PUTE
Vous souhaitez vous stabiliser et vous mettre au vert un temps avec une meuf qui fait pas chier, mais vous vous rendez vite compte que vous ne traînez plus qu'avec des putes. Qu'à cela ne tienne, même si elle n'a pas un sujet de conversation, qu'elle se sape comme un pied et qu'elle vous fait honte partout où vous allez, vous vous en foutez parce qu'au fond elle vous fait marrer et qu'on peut la larguer à tout moment. D'ailleurs vous le faites, au cours d'une discussion mouvementée pendant un déjeuner sur la A89 après trois jours de déconne, au moment où elle prononce une phrase conclue par les mots « ensemble, bientôt ».
VOIR RIGA
Vous pensiez jusqu'alors qu'il n'y avait que les étudiants titulaires d'une carte inter-rails qui allaient se faire chier au confins de l'Europe pour y assouvir quelque fantasme inavouable sous prétexte de « voir la Baltique », et c'est alors que vous vous rendez compte que ces toutes petites paires de couilles disposaient de deux arguments que vous venez d'acquérir : du temps et du blé. Vous restez trois jours puis tracez en direction de Vilnius.
PÉTER SUR UN POMPIER
À force de repousser les frontières toujours plus tristes de la déconne de nouveau riche, vous en arrivez au point limite où vous redevenez drôle. Après avoir accordé une interview exclusive à Jean-François Khan et essayé de déjeuner avec Chirac en vous faisant passer pour Jacques Toubon, vous vous rendez à la caserne de Marcadet dans l'espoir de péter sur un pompier. Vous vous désistez au dernier moment.
APPRENDRE L'ESPAGNOL
Vous qui vous mordez encore les doigts d'avoir choisi allemand LV2 lors de votre passage en 4ème (vous vous étiez laissés séduire par la réputation élitiste des classes de langue germaniques), il n'est pas trop tard pour enfin mettre à profit toutes ces années d'écoute solitaire du groupe Cypress Hill. Direction Barcelone, skate et tapas à toute heure, bières pas chères sur les ramblas et ptites putes à tous les étages.
DEVENIR JUNKIE
Ce que vous ne saviez pas, c'est que derrière son masque de pôle culturel ibérique se cachait en fait l'autre Barcelone, celle des coiffures effilées dégueulasses et des grosses traces de MDMA sur les chiottes du Razmatazz. Vous achetez une monture Lunettes France, ajoutez Turboseubu sur Myspace et vous transformez vite en gros cokehead. Vous perdez 10 000 euros et oubliez de piner pendant 3 mois, mais vous arrivez à nouer un début d'amitié avec un des mecs de Bloody Beetroots.
PINER UN MANNEQUIN
Ça fait à présent six mois que vous vous cachez chez un pote grec qui habite au Portugal, et vous passez vos journées à mater de mauvais films de science-fiction en qualité Blue-Ray alors que vos nuits sont ponctuées de rencontres avec des filles dont la silhouette évoque les fusils tournesol de la fin du XVIIIème siècle, les tromblons. C'est alors que vous recevez un mail codé de la part de la mystérieuse laetitiacasta@elite.fr, qui tient visiblement à rencontrer le fugitif le plus connu de France. Vous embarquez dans le premier bateau en direction de l'île de beauté. Vous revoilà, Ajaccio.
RENCONTRER DIEU
Athée convaincu, votre éducation soixante-huitarde et vos lectures en diagonale de Nietzsche ont achevé de vous prouver que Dieu n'existait pas. C'est votre expérience post-adolescente dans le monde maussade de l'indie-rock qui vous a fait réviser vos jugements et vous a fait comprendre qu'en fait, Dieu était un anglais pédé d'extrême-droite. Vous partez pour Manchester rencontrer Morrissey, qui vous claque la porte au nez lorsqu'il aperçoit votre gueule enfarinée. Bien décidé à rencontrer Dieu coûte que coûte, vous prenez un avion irlandais pour vous rendre à Belfast, mais vous êtes arrêté à l'aéroport par deux douaniers roux. Bono vous a balancé.
ÉCRIRE UN LIVRE
C'est en prison que vous vous résolvez à relater votre année de cavale, d'orgies et de délires sur les plages de Biarritz jusqu'aux veines bleutées du Danube. Vous changez toute de même quelques passages embarrassants sur votre relation épistolaire avec le poil-à-gratter de la pensée française, Bernard Henri-Lévy. Quand vous sortez trois ans plus tard, vous êtes devenu le nouvel espoir de la littérature-coup de poing, mais modeste, vous avouez l'influence du génie de l'écriture à la première personne, Rachid Djaïdani. Il reste 700 000 euros sous terre quelque part près de Porto, c'est encore la mite pour quelques temps.
KELLY SLAUGHTER
Mon bon Vice,
cet article est beaucoup trop long,
je n'ai donc regardé que les images.
Merci
à très vite
NdW
Rédigé par : Nadine de Weimar | 10/11/2009 à 18:31
MAIS TU VA LA FERMER TA GUEULE?
Rédigé par : Halal capone | 10/11/2009 à 21:30
Mouais...
Rédigé par : taradict | 11/11/2009 à 00:32
T'es vraiment trop conne De Weimar, va t'en chez Brain putain.
Rédigé par : Jeffrey | 11/11/2009 à 13:11
Article périmé depuis dimanche dernier. Dommage.
Rédigé par : Sébastien | 17/11/2009 à 14:28