Les mecs du Midi Festival nous ont gentiment invités à passer trois jours tous frais payés à Hyères, dans le but de nous faire écouter des guitares sèches au soleil. Alors que l'on pensait profiter du beau temps, trouver des amours de vacances et s'intégrer enfin dans le milieu du journalisme français, nous sommes tombés sur une intrigue qui a bouleversé tous nos plans. Voici le récit de notre périlleuse enquête au pays des papys bronzés, des seins nus sur la plage, de la vulgarité assumée et des édifices publics financés par l'argent des casinos.
À partir de demain soir, tous les membres de l'équipe Vice France seront officiellement en période de congés. De fait, il n'y aura pas de blogposts jusqu'à la mi-Août. Mais ne vous inquiétez pas, puisque le blog sera alimenté modestement par le compte-rendu du Midi Festival de nos envoyés spéciaux Julien et Fabien, sous la forme d'une saga de l'été en plusieurs parties. On se revoit à la rentrée les ptits loups. Bonnes vacances !
Parfois, sans raison évidente, un blogpost a une seconde vie après la semaine de sa publication. Il s'avère que, même après sa petite heure de gloire en homepage du site, certains lecteurs assidus continuent tant bien que mal de donner leurs avis sur tel post ou de critiquer tel article relativement stupide que l'on a écrit il y a des plombes. C'est bien, et on a aucun problème avec ça. Cependant, quand une armée de fraggles nous prend en otage et nous adresse les menaces les plus faibles que l'on ait jamais vues, on est obligés de s'avouer vaincus. Et de les dévoiler au grand jour. On a sélectionné quelques-unes des phases les plus comiques que l'on a trouvées dans les commentaires du postBuraka Som Sistema vs. Arakneed Sound System. Hé, on vous avait pourtant fait gagner les mecs.
Le dernier clip des Black Lips vient de sortir et est à l'image du morceau : une tendre virée au coeur de l'Amérique des années 1950, où s'entrecroisent voitures décapotables, gants de baseball et boîtes de gâteaux cachées dans les recoins de la cuisine. Toute cette joie est perturbée par le fait qu'il s'agisse en fait d'une longue métaphore sur les drogues, mais ça ne vous empêchera pas d'acheter le single qui sort le 2 Août sur Vice Records. La face B est une cover de "I'll Be With You" par Faris Baldwin de The Horrors et Cherish Kaya (ex Ipso Facto) sous le nom Lumina. On est bien là.
Il existe plein de moyens de faire autre chose que d'écouter les groupes pendant un festival. L'un des meilleurs est de prendre des photos de jolies filles en petits hauts blancs légers qui ont envie de se jeter dans un lac constitué à 54 pour cent d'eaux usées. C'est ce qu'on a fait au festival Melt!
Le photographe de Vice US Ben Rayner a récemment eu l'idée de faire la séance de mode la plus sombre de tous les temps avec les fringues les plus noires ayant jamais été créées. Pour se faire, il a choisi une jeune fille pure à la peau laiteuse qui n'est pas sans rappeler les meilleurs moments de la mythologie scandinave médiévale. Elle est très jolie. Suivez les pérégrinations saines de cette âme juvénile, dans la rue, dans les herbes, ou devant un buisson. Finalement, c'est pas si sombre que ça.
On m'a montré cette vidéo de gangsta rap guadeloupéen la semaine dernière, et à défaut d'avoir le MP3, je suis obligé d'écouter le morceau sur Dailymotion. Du coup, j'ai pris goût au clip, que je connais par coeur depuis. C'est assez baisé. Les mecs ont des bandanas à leurs couleurs (des sortes de crips des îles), posent devant leurs slums de type quart-monde, ramènent des enfants pauvres et roulent des gros joints d'herbe en faisant des signes de ralliement relativement thugged-out - ce que les connards appellent des "fingertricks". Et alors que cet amalgame de clichés ghetto auraient pu donner lieu à un clip de mauvais rap français semi-caillera, ici les mecs ont vraiment l'air d'être sérieux. On dirait un morceau de Crime Mob avec des mecs qui parlent créole. Le morceau s'appelle Yenki Chien Ki La (toute traduction est la bienvenue), et les types ont des noms débiles du genre "MDG" ou "Toshman". La vidéo est en dessous.
On est allés interroger des gens qui vivent, bouffent et travaillent dans la rue parce qu'on voulait savoir combien ils se faisaient par jour et si ça valait le coup. Ça nous a permis de croiser pas mal de types sympa comme un musicien philosophe allemand, des réfugiés politiques et des musiciens roumains qui auront simplement répondu à nos questions par « Dégage, dégage » en nous menaçant. On a aussi rencontré Dieu. Il est noir, bourré et nous a assuré qu’on dégageait des ondes positives.
Lisa Hanawalt est une sympathique dessinatrice new-yorkaise, que l'on connaît depuis qu'elle nous a fait ce comic que Vice US a publié dans les extras du numéro photo 2009. Le monde de Lisa correspond à l'idée de celui que je me fais des "nerds filles", à savoir une bousculade d'idées fofolles et inoffensives qui nous font repenser à tous ces trucs foufous et inoffensifs que l'on faisait au collège : écrire un "mot" sur un agenda, sécher la "perme", fumer une clope. C'est exactement la meuf avec laquelle t'as envie de fumer une clope.
Il y a de cela quelques années, j'avais lu un article relativement captivant sur la jeunesse de Morrissey dans un mensuel musical français influent dont je tairai le nom. Complètement fasciné par la seule icône gay respectée par la totalité des hétéros, je m'étais longuement attardé sur un paragraphe particulier où il était question de "centaines de lettres envoyées par le jeune Moz à plusieurs magazines musicaux" et dans lesquelles, il avouait son obsession pour les New York Dolls, sa fascination pour les Buzzcocks et surtout, où il n'arrêtait pas de râler à propos de tous les groupes punk qui le faisaient chier. L'article insistait sur le fait que ces lettres laissaient entrevoir une maîtrise syntaxique étonnante de la part d'un adolescent, et surtout, une propension déconcertante à ronchonner à propos des mêmes trucs. Je suis tombé sur ces lettres il y a quelques temps. Le mec râle hyper bien.
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