Tout d'abord, sachez qu'on se fout un peu de votre avis sur Bret Easton Ellis, ce que vous pensez de son écriture, de son style et des histoires qu'il raconte sur les jeunes gens américains. De notre côté, nous pensons qu'il est plutôt très bon. Nous nous foutons également de votre avis sur le statut débile qu'il a twitté le jour de la mort de Salinger. Ce dont nous allons parler, ce sont de ses goûts musicaux.
Voilà le truc qui tourne PARTOUT sur l'internet indie-rock depuis quelques jours, qui se fait twitter, retwitter, updater par tous les mecs qui disposent d'une paire de Converse trouées et d'une connexion haut-débit, et qui donnent lieu à des exclamations ponctuelles de type « Mais mec ! » sur tous les blogs MP3 du monde entier : Sonic Youth et Fucked Up sont en beef. MAIS MEC ! Et c'est Ben Rayner, photographe et collaborateur récurrent de Vice qui a mis le feu au poudre. MAIS MEEEEC !
Mais putain de bordel de merde ! chatte ! bite ! cul ! con ! putain de vos mères, salope ! Qu'est-ce qui se passe sur cette Terre pour que, à mesure que l'homme vieillit et perd chaque jour un peu plus son innocence, toutes les croyances, et les règles, et les BASES mêmes sur lesquelles était fondé LE VINGTIÈME SIÈCLE s'effondrent comme un château de cartes sous nos yeux, sans que PERSONNE ne puisse changer le cours des choses ?
David: T-shirt Vogue, pantalon April `77, chaussures Rokin, gants Lacoste.
On ne sait pas encore grand chose à propos de Rape
Blossoms, mais le moins que l'on puisse dire est
que leur nom ne contient pas deux v. Hier soir a eu lieu leur premier concert
au Strip à Courtrai, qui a fermé ses portes ce même soir. Pour ce concert, Rape
Blossoms a répété ces dernières semaines, et Vice était ravi d'être présent à
une de ces répétitions (parce qu'on est toujours prèts à découvrir de nouveaux
trucs et à boire des bières). Pour ce shoot, ils ont portés des t-shirts de
groupes cinglés, mais qu'ils apprécient.
Interview fixée à 19h, je rencontre la manager qui me demande quel genre de questions je vais lui poser. Comme vous savez très bien chez Vice, c'est pas trop sérieux! Elle me fait des yeux ronds comme des billes et décide alors de me présenter au chanteur. Celui-ci me dira qu’il préfère me voir après le concert. J’ai un faible pour les hommes transpirants. Finalement, après ce show, c’est moi qui avait des doutes à faire cette interview, j’avais vraiment trop les boules après ce que je venais de voir. Finalement, je n’y ai pas laissé ma peau mais mon sourire…
Le petit monde de l'indie-rock internet s'est précipité sur la récente baston entre Jared Swiley des Black Lips et Nathan Williams aka Wavves,qui
a eu lieu ce weekend dans un bar de Williamsburg à New York.
Apparemment, le jeune californien aurait éclaté le bassiste et frontman
du groupe d'Atlanta, tant et si bien que Jared a loupé trois avions le
lendemain à cause de la plaie et des saignements. Mais il s'avère qu'en
fait, le petit hipster n'aurait même pas éraflé son homologue
moustachu. Il aurait laissé son staff le frapper à sa place. Flipette.
The XX, c’est le genre de groupe qu’on aime bien chez Vice. Ils ont un vrai sens de l’indépendance artistique et ne font pas comme les autres, surtout à leur âge. Voire, ils cherchent à ne pas faire comme les autres. On a trouvé à l’écoute de leur musique qu’elle pourrait devenir la musique idéale pour donner un sens spirituel à ces soirées molles où on s’esquinte les yeux sur nos écrans MacBook. Tout ça pour dire que leur rock est un intriguant dialogue entre cette voix féminine et masculine disant tant de choses et trahissant une sorte de résignation à l’ennui. On a rencontré Oliver, le chanteur.
Le dernier clip des Black Lips vient de sortir et est à l'image du morceau : une tendre virée au coeur de l'Amérique des années 1950, où s'entrecroisent voitures décapotables, gants de baseball et boîtes de gâteaux cachées dans les recoins de la cuisine. Toute cette joie est perturbée par le fait qu'il s'agisse en fait d'une longue métaphore sur les drogues, mais ça ne vous empêchera pas d'acheter le single qui sort le 2 Août sur Vice Records. La face B est une cover de "I'll Be With You" par Faris Baldwin de The Horrors et Cherish Kaya (ex Ipso Facto) sous le nom Lumina. On est bien là.
En
ce moment, sans raison apparente (sans doute la joie typique d'être en
été), plein de mecs qu'on adore nous font des tapes exclusives remplies
de morceaux obscurs qui défoncent. Là c'est Fenriz qui, après nous avoir parlé de Sepultura il y a quelques semaines, s'est décidé à faire une mixtape pour notre blog allié, A Fist In The Face of God.
Dedans, il a foutu presque exclusivement des morceaux early Black Metal
inconnus, dont une bonne partie ne vient pas des grandes steppes
enneigées du nord de l'Europe. Il y a même une incantation satanique
chilienne, preuve que le culte de la bête à cornes a traversé toutes
les frontières. Le batteur maléfique n'en est pas à son coup d'essai,
puisqu'il a déjà révélé ses compétences en terme de DJing plus d'une
fois ("I got a Plastikman tatoo"), dont la plupart sont répertoriées ici. Il y a adjoint un petit texte explicatif pour nous autres, âmes impies victimes de l'obscurantisme christiano-occidental.
Les
labels de rap sudiste No Limt et Ca$h Money ont, à la fin des années
1990, révélé au monde entier la part sombre de l'esprit hip-hop en
publiant des albums dont les covers dépassaient de loin ce que l'esprit
humain pouvait imaginer en terme de "mauvais goût". Réalisées par les
illustrateurs Pen & Pixel,
ces covers brossaient avec précision les multiples obsessions des
rappeurs : voitures, pistolets, drogues, tigres, le tout agrémenté
d'immondes backgrounds d'inspiration or et platine. Ce que la légende
ne dit pas, c'est que les deux labels de New-Orleans n'étaient que la
partie émergée d'un immense océan d'horreur. Une sorte de troisième
underground réservé aux rappeurs boiteux ayants dépensé leur social
welfare en divers dérivés d'opiacés. L'internet nous a permis de retrouver ces documents.
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